Antagoniste


10 mars 2014

Ainsi parlait Jean-François Lisée Élection 2014 Québec

Sur le blogue de Jean-François Lisée, le 23 octobre 2010…

Le Quebecor dans le rouge !

Rassurez-vous, l’empire Quebecor se porte économiquement fort bien. C’est sa crédibilité qui en prend un coup, dans le dernier (et l’avant-dernier) baromètre des médias publié par département des communications de l’Université d’Ottawa. Voyez cette question et cette réponse:

Lisée PKP

On a comme l’impression que les lecteurs/téléspectateurs se doutent de quelque chose. (Cliquez pour agrandir.)

Commentaire de l’auteur du rapport, Marc-François Bernier, titulaire de la Chaire de recherche en éthique du journalisme, qui ne sera pas cité de sitôt dans l’empire Quebecor:

« On peut constater que la moitié des répondants partagent le point de vue de bon nombre de journalistes québécois quand ils soutiennent que c’est Quebecor Media qui utilise le plus ses journalistes pour servir les intérêts économiques et politiques de ses dirigeants.[…]

À la majorité (51,7 %) de ceux qui considèrent que les médias de Quebecor offrent la meilleure qualité d’information croient néanmoins que c’est aussi ce conglomérat qui utilise le plus ses journalistes pour servir les intérêts économiques et politiques de ses dirigeants. Cette majorité augmente chez ceux qui estiment que ce sont les médias de Radio-Canada qui offrent la meilleur qualité d’information (53,7 %), puis elle passe à 56,5 % pour ceux qui estiment plutôt que ce sont les médias de Gesca qui offrent la meilleure qualité d’information.

En somme, le fait d’être un fidèle des médias de Quebecor influence légèrement le jugement à ce sujet. […]

Finalement, la majorité de ceux qui estiment que la concentration de la presse au Québec nuit, un peu ou beaucoup, au droit du public à une information de qualité sont aussi d’avis que c’est Quebecor Media qui utilise le plus ses journalistes pour servir les intérêts économiques et politiques de ses dirigeants, contre moins de 45 % chez les répondants qui croient que la concentration favorise un peu ou beaucoup le droit du public à une information de qualité.

Il faut préciser que le sondage du Baromètre des médias 2010 a été réalisé alors que les journalistes du Journal de Montréal se trouvaient en lock-out depuis plus de 600 jours, ce qui constitue le conflit de travail le plus long de l’histoire des médias québécois. Mais il a été réalisé avant le rejet, très médiatisé et très commenté, des offres patronales par les journalistes, le 12 octobre 2010.

Par ailleurs, Quebecor est étroitement associé au projet de ramener à Québec le club de hockey Les Nordiques, ce qui nécessite la construction d’un amphithéâtre au coût estimé de 400 millions $ d’argent public exclusivement. Ces deux dossiers ont à la fois des supporteurs mais aussi des critiques, et d’aucuns ont déjà soulevé le fait que les médias de Quebecor seront mobilisés afin d’influencer l’opinion publique, tel le président de la Centrale des syndicats du Québec.

Ces nuances étant apportées, il serait étonnant que l’opinion manifestée massivement par les répondants de notre sondage repose simplement sur ces deux dossiers. Il semble plutôt vraisemblable que le jugement populaire se soit progressivement élaboré, et peut-être sédimenté pour longtemps, à partir d’un ensemble d’événements tels la couverture que des journalistes de Quebecor ont accordé, ou accordent toujours, aux produits de divertissement mis en ondes par le réseau TVA (Star Académie, Le Banquier, Occupation double, etc.).

On sait que des journalistes du Journal de Montréal ont déjà porté plainte au Conseil de presse du Québec à ce sujet, sans compter la multitude de commentaires et de critiques alimentés par la stratégie de convergence de Quebecor Media. »

On peut lire le rapport complet ici.

Plus ça change, plus c’est pareil…


10 mars 2014

L’emploi au pays des péquistes Canada Coup de gueule Économie Élection 2014 En Chiffres Gauchistan Québec

Depuis les débuts de la campagne, on a pu voir des péquistes qui ont eu le culot de louanger leur bilan en matière d’emploi…  Ramenons tout ce beau monde sur terre en démolissant de manière systématique ces prétentions…

Tout d’abord, regardons la situation au niveau de l’emploi dans le secteur privé, c’est-à-dire le secteur qui crée la richesse par opposition au secteur public qui la dilapide (en rouge gouvernement libéral et en bleu gouvernement péquiste).  Prenez aussi le temps de comparer la situation du Québec avec celle dans le reste du Canada.

Emploi PQ

Emploi PQ

Au Québec, on peut observer une création d’emploi soutenu dans le secteur privé durant la période libérale.  Par contre, durant la période péquiste, l’électrocardiogramme est plat, au final l’économie a fait du surplace depuis que Marois est devenu première ministre.  Ce résultat est d’autant plus médiocre quand on considère qu’au même moment le secteur privé dans le reste du Canada était en pleine expansion:

  • Période libérale: création en moyenne de 8 510 emplois dans le secteur privé par mois. Dans le reste du Canada, durant la même période, ma moyenne mensuelle a été de 5 830.
  • Période péquiste: création en moyenne de 413 emplois dans le secteur privé par mois. Dans le reste du Canada, durant la même période, ma moyenne mensuelle a été de 14 375.

Maintenant, analysons la situation sous la lorgnette des emplois à temps plein. La situation n’est guère plus reluisante.

Emploi PQ

Emploi PQ

Création très respectable durant la période libérale et durant les premiers mois de la période péquiste. Par contre, l’augmentation observée au début du règne péquiste est en majeur parti dû à la création d’emplois dans le secteur public.  Mais ce qui frappe le plus durant la période péquiste, c’est le long déclin de l’emploi à temps plein, d’autant plus que pendant que le Québec déclinait, le reste du Canada était en expansion.

  • Période libérale: création en moyenne de 6 430 emplois dans le secteur privé par mois. Dans le reste du Canada, durant la même période, ma moyenne mensuelle a été de 14 450.
  • Période péquiste: création en moyenne de 706 emplois dans le secteur privé par mois. Dans le reste du Canada, durant la même période, ma moyenne mensuelle a été de 10 294.

Dorénavant, chaque fois que vous entendrez un péquiste louanger le bilan économique de son parti lors de la campagne, vous saurez quoi lui répondre…

L’enjeu électoral est fort simple et se résume en peu de mots: êtes-vous assez extrémiste pour sacrifier l’économie du Québec, pour vous et vos enfants, en retour d’une charte et d’un référendum inutiles qui ne pourront régler un problème imaginaire ?

Sources:
Statistique Canada
Tableau 282-0087
Tableau 282-0089


10 mars 2014

PQ majoritaire: le preview du film d’horreur… Économie Gauchistan Québec Revue de presse

Bloomberg BusinessWeek

Separatist Revival Raising Quebec Borrowing Costs
Bloomberg BusinessWeek

Quebec’s borrowing costs are rising as independence once again becomes an election issue in Canada’s second largest and most indebted province.

Quebec Premier Pauline Marois called this week for an election on April 7 in a bid to turn her minority government into a majority, renewing speculation she will press for a referendum on splitting from Canada. The spread, or extra yield demanded by investors, on Quebec’s 10-year bond over debt from neighboring Ontario has widened 7 basis points to 17 basis points since the Quebec bond was issued in December, data compiled by Bloomberg shows. The spread has widened three basis points since the start of last week.

Investors aren’t “necessarily comfortable with the added political risks on top of the risks that have been associated on an ongoing basis,” David Watt, chief economist at the Canadian unit of HSBC Holdings Plc., said by telephone yesterday from Toronto. “So they lighten up on Quebec a bit, and move into Ontario.”

It would be the third plebiscite on independence in the predominantly French-speaking province since 1980. Quebec came within 54,000 votes of a majority in favor of independence in a 1995 referendum. Separatist sentiment has since cooled and has been stalled in the 30 percent range in recent years.

La seule perspective d’un gouvernement péquiste majoritaire a fait augmenter de manière relativement considérable le taux d’intérêt sur la dette du Québec…

La réaction de Marois, elle a rigolé… Bienvenue au Québec…