Économie Parti Québécois

Voici ce qu’on pouvait lire dans le quotidien britannique The guardian, le 27 février 2013 (ma traduction):

« [En Grèce] une pénurie frappe une centaine de médicaments et la situation s’aggrave, selon les autorités réglementaires. Le gouvernement a dressé une liste de plus de 50 sociétés pharmaceutiques qui sont accusées de stopper ou de planifier des arrêts d’approvisionnement en raison des bas prix imposés dans le pays. Plus de 200 médicaments sont concernés, y compris les traitements pour l’arthrite, l’hépatite C, l’hypertension, des agents anti-cholestérol, les antipsychotiques, les antibiotiques, des anesthésiques et des immunomodulateurs. »

Voici ce qu’on pouvait lire dans le Journal de Montréal le 27 janvier 2014, soit un an jour pour jour:

« La pénurie de médicaments dans les hôpitaux est tellement grave que les pharmaciens doivent utiliser des produits périmés et des ‘fonds de fiole’. ‘Nous sommes très inquiets, avoue François Paradis, président de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES). À force de jouer avec le feu, on va avoir un cas dramatique.’ Dans certains cas, les pharmaciens ont recours à des médicaments dont la date de péremption est dépassée, ou encore ils réutilisent des fonds de fiole. »

Pénurie de médicaments en Grèce à cause des prix trop faibles offerts par le gouvernement.  Est-ce que la pénurie de médicaments au Québec pourrait être causée par la même raison? Au Canada, toutes les provinces réglementent le prix des médicaments et c’est le Québec qui offre le prix le…  plus bas…

Sans trop s’en rendre compte, le Québec est-il devenu comme la Grèce, en faillite, forcé de plafonner le prix des médicaments ce qui cause des pénuries?  La question se pose, car la situation ne semble pas être aussi dramatique dans les autres provinces.