Antagoniste


3 mars 2014

Le mur Coup de gueule Économie Québec

Économie Parti Québécois

Voici ce qu’on pouvait lire dans le quotidien britannique The guardian, le 27 février 2013 (ma traduction):

« [En Grèce] une pénurie frappe une centaine de médicaments et la situation s’aggrave, selon les autorités réglementaires. Le gouvernement a dressé une liste de plus de 50 sociétés pharmaceutiques qui sont accusées de stopper ou de planifier des arrêts d’approvisionnement en raison des bas prix imposés dans le pays. Plus de 200 médicaments sont concernés, y compris les traitements pour l’arthrite, l’hépatite C, l’hypertension, des agents anti-cholestérol, les antipsychotiques, les antibiotiques, des anesthésiques et des immunomodulateurs. »

Voici ce qu’on pouvait lire dans le Journal de Montréal le 27 janvier 2014, soit un an jour pour jour:

« La pénurie de médicaments dans les hôpitaux est tellement grave que les pharmaciens doivent utiliser des produits périmés et des ‘fonds de fiole’. ‘Nous sommes très inquiets, avoue François Paradis, président de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES). À force de jouer avec le feu, on va avoir un cas dramatique.’ Dans certains cas, les pharmaciens ont recours à des médicaments dont la date de péremption est dépassée, ou encore ils réutilisent des fonds de fiole. »

Pénurie de médicaments en Grèce à cause des prix trop faibles offerts par le gouvernement.  Est-ce que la pénurie de médicaments au Québec pourrait être causée par la même raison? Au Canada, toutes les provinces réglementent le prix des médicaments et c’est le Québec qui offre le prix le…  plus bas…

Sans trop s’en rendre compte, le Québec est-il devenu comme la Grèce, en faillite, forcé de plafonner le prix des médicaments ce qui cause des pénuries?  La question se pose, car la situation ne semble pas être aussi dramatique dans les autres provinces.


3 mars 2014

Le retard québécois Économie En Chiffres International Québec

À la veille d’une élection, quelques chiffres à propos du modèle québécois qui est défendu avec plus ou moins de zèle par tous les partis à l’Assemblée nationale…

En 2012, le niveau de vie des Québécois, c’est-à-dire le PIB par habitant, était de 44 428 dollars contre 50 588 dans les pays de l’OCDE, un écart préoccupant de 6 160$.  Voici comment cet écart a évolué depuis le début des années 80:

Modèle Québécois

L’augmentation de l’écart, observée sur plusieurs décennies, témoigne de l’échec du modèle économique qui a été institué au Québec.  Le Québec a bien réduit cet écart en 2009 à cause de la récession, mais rien ne laisse croire à un rattrapage.

Ce retard chronique s’explique en partie par la faible productivité des travailleurs québécois i.e. la valeur du PIB produit par heure de travail.  Voici comment l’écart entre le Québec et l’OCDE a évolué depuis le début des années 80:

Modèle Québécois

L’écart négatif au début des années 80 indique qu’à cette époque, le Québec était plus productif que les pays de l’OCDE, une excellente chose.  Malheureusement pour nous,  pendant que la productivité québécoise augmentait de manière lente, dans les pays de l’OCDE celle-ci a connu une véritable exposition.  Cette situation s’est traduite par une augmentation constante de l’écart avec le Québec; une longue agonie qui fait en sorte qu’aujourd’hui, durant une heure de travail, un Québécois produit 10$ de moins qu’un travailleur de l’OCDE…

Ce qui m’amène à demander aux gauchistes: quelles sont les années où le modèle québécois, avec ses subventions, ses programmes gouvernementaux, son protectionnisme, ses plans quinquennaux et son interventionnisme ont fonctionné ?

OCDE: Norvège, Suisse, États-Unis, Australie, Irlande, Pays-Bas, Canada, Suède, Danemark, Allemagne, Belgique, Finlande, Islande, Royaume-Uni, France, Japon, Italie, Nouvelle-Zélande, Espagne, Corée du Sud.

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
Cinquième édition du Bilan sur la productivité et la prospérité au Québec


3 mars 2014

L’antisémitisme Europe Israël Revue de presse

Haaretz

Study: In Germany, anti-Semitic hate mail doesn’t come from far-right
Haaretz

Over months, Prof. Monika Schwarz-Friesel read 14,000 letters, emails and faxes sent to the Israeli embassy in Berlin and the Central Council of Jews in Germany. She was looking for an answer to a question that had preoccupied her for some time: What does anti-Semitism look like in Germany at the start of the 21st century? “I wanted to find out how modern anti-Semites think, feel and communicate,” said Schwarz-Friesel, a linguistics professor at the Technical University of Berlin.

What they discovered is that more than 60 percent of the letters were sent by educated Germans, including university professors. The proportion sent by right-wing extremists was negligible – about 3 percent. “At first, we thought that most of the letters would be sent by right-wing extremists,” Schwarz-Friesel said. “But I was very surprised to discover that they were actually sent by people from the social mainstream – professors, Ph.Ds, lawyers, priests, university and high-school students.”

Still another surprise was the fact that there is no significant difference between the extreme right’s anti-Semitism and that of the educated mainstream. About 80 percent of the hate mail was anti-Israel. Surveying these letters led Schwarz-Friesel to an unambiguous conclusion: “Today, it’s already impossible to distinguish between anti-Semitism and anti-Israelism. Modern anti-Semites have turned ‘the Jewish problem’ into ‘the Israeli problem.’ They have redirected the ‘final solution’ from the Jews to the State of Israel, which they see as the embodiment of evil.”

Ce qu’on devine c’est que la gauche est devenue le porte-étendard de l’antisémitisme…