Antagoniste


31 mars 2014

Le code PQ Coup de gueule Élection 2014 En Images Québec

Les 36 cordes sensibles des Québécois est un essai de Jacques Bouchard, publié en 1978. Destiné aux publicitaires, cet ouvrage porte sur les caractéristiques ethnologiques et démographiques des comportements des Québécois.

Voici les « cordes sensibles » visées par le PQ (et sa charte).

Charte PQ


31 mars 2014

La mine basse Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Environnement Europe Québec

Il y a presque un mois, l’Institut Fraser a publié son indice de développement minier, une enquête menée auprès de 690 dirigeants de l’industrie minière pour savoir quels étaient les endroits dans le monde les plus ouverts aux investissements. J’avais prévu parler de cette étude bien avant, mais avec le déclenchement des élections, elle était tombée sous mon radar.

Mieux vaut tard que jamais, alors voici l’indice de développement minier, pour les provinces canadiennes et les pays scandinaves (pays souvent cités en exemple…) avec des ressources minérales. Pas de bonnes nouvelles pour le Québec…

Mine Québec

Quelques constatations plutôt troublantes:

  • Il y a 4 ans à peine, le Québec était confortablement installé en 1ere position, tant au Canada qu’à l’échelle mondiale.  Aujourd’hui, nous avons été relégués au 6e rang au Canada et 21e rang mondial.
  • Le Québec fait moins bien que l’ensemble des pays scandinaves, pourtant des modèles de social-démocraties par notre gauche.  La Suède occupe le 1er rang mondial.
  • Dans la majorité des provinces canadiennes et la totalité des pays scandinaves, l’indice s’est amélioré depuis 2009/2010. Le Québec est l’endroit qui a subi la chute la plus importante de son indice (-21,8%).

Si les provinces de l’Ouest et les pays scandinaves sont riches et que le Québec est pauvre, ce n’est pas à cause du pétrole, mais plutôt parce que le socialisme et l’éco-catastrophisme n’ont pas infecté l’économie leur économie.

Pour prendre la pleine mesure de la détérioration des conditions économiques au Québec pour les entreprises pétrolières, voici l’évolution de notre position dans le classement:

Mine Québec

Une chute vertigineuse. Certaines personnes pourraient croire que l’adoption de la nouvelle loi sur les mines en décembre 2013 pourrait redonner au Québec une place enviable au classement. Personnellement, j’en doute.  La nouvelle loi, fruit de la collaboration entre le régime péquiste et François Legault, représente une réglementation supplémentaire et un boulet économique pour les entreprises minières. Au mieux, on va stopper la chute, mais il sera difficile de remonter au haut de l’échelle.

Et à tous ceux qui se questionnent sur l’utilité d’avoir une industrie minière florissante, voyez par vous-même…

Québec mine

Les gens qui travaillent dans le domaine de l’extraction minière et pétrolière gagnent 1 683$/semaine, presque le double de la moyenne de tous les secteurs, qui se chiffre à 897$/semaine.

Voilà qui devrait être pris en considération dans l’éternel (et inutile) débat sur les redevances. Car les emplois créés et les salaires versés, c’est aussi des redevances !

Sources:
Fraser Institute
Survey of Mining Companies: 2013

Statistique Canada
Tableau 281-0027


31 mars 2014

Opportunité ratée Économie Environnement États-Unis Europe Mondialisation Revue de presse

The Guardian

European leaders ask Obama to allow increased exports of US shale gas
The Guardian

European leaders on Wednesday asked Barack Obama to share the US’s shale gas bonanza with Europe by facilitating gas exports to help counter the stranglehold Russia has on the continent’s energy needs.

With Russia’s gas monopoly, Gazprom, supplying a quarter of Europe’s gas needs, and almost all of the gas in parts of eastern Europe, the energy issue has soared to the top of Europe’s strategic agenda as a result of the Ukrainian crisis and the fear that the Kremlin will be able to blackmail Europe if a threatened trade war erupts.

Herman Van Rompuy and José Manuel Barroso, presidents of the European council and the European commission respectively, asked Obama to come up with measures that would favour European companies obtaining licences to export US shale gas in liquid form to Europe.

While European access to the US shale gas revolution is currently constrained by American licensing procedures, a successful conclusion of ongoing ambitious trade talks aimed at creating a transatlantic free trade area would also hasten European access to American gas.

Un rappel pour vous dire que personne n’a parlé gaz de schiste dans cette campagne électorale. Une autre opportunité d’enrichir le Québec qui a été ratée… Pendant ce temps, les Américains pourront s’enrichir en exportant leur gaz vers l’Europe…


27 mars 2014

Les vraies affaires Coup de gueule Élection 2014 Québec

Après avoir accordé, cette entrevue, le Parti Québécois a envoyé une mise en demeure à Jacques Duchesneau, l’exhortant à ne plus commenter l’intégrité de leur parti.

Pourquoi le Parti Québécois veut-il faire taire le citoyen Duchesneau, un rouage essentiel dans la création de la commission Charbonneau?

Dans un tout autre ordre d’idée, voici ce qu’on a pu lire dans La Presse du 26 mars:

L’enquête de l’UPAC sur le financement illégal des partis politiques, baptisée projet Joug, cible non seulement le Parti libéral du Québec, mais également le Parti québécois. Des «actions policières» ont même été planifiées à l’égard du parti de Pauline Marois, mais la campagne électorale a freiné, pour l’instant, l’élan de la police, a appris La Presse de trois sources proches du dossier.

Pendant ce temps, les médias ont plutôt décidé de créer un faux scandale impliquant Philippe Couillard.


27 mars 2014

Douze mois de régime péquiste Coup de gueule Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Hier, étaient publiées par l’Institut de la statistique du Québec les données finales sur la croissance du PIB en 2013. Si personne n’a jugé bon en parler dans les médias, le bilan est néanmoins catastrophique.

Pour l’année 2013, la croissance réelle de l’économie québécoise s’établit à 1,1%.  Au Canada, durant la même période, le PIB réel a augmenté de 2,0%.  Vous avez bien lu, en 2013 l’économie québécoise a crû 2 fois moins rapidement que l’économie canadienne.  Cette nouvelle est passée inaperçue durant la campagne électorale…  Dans le cas du Québec la situation est d’autant plus troublante qu’en 2012, la croissance du PIB avait été de 1,5%.  Autrement dit, le PQ gère actuellement une décroissance tranquille…

Mais le plus dramatique, préoccupant, affligeant et désespérant c’est ceci:

Économie Québec
N.B. En valeur nominale

Vous avez bien vu, en 2013, sous le régime péquiste, la dette du secteur public a augmenté plus rapidement que le PIB !  En 2013, chaque fois que le PIB a augmenté de 1$, la dette du secteur public a augmenté de 1,32$.

Ai-je besoin d’en dire plus ?

Sources:
Institut de la statistiques du Québec
Comptes économiques du Québec – Trimestriels
Produit intérieur brut aux prix du marché (désaisonnalisé au taux annuel), Québec

Source:
Statistique Canada
Comptes économiques canadiens, quatrième trimestre de 2013 et décembre 2013

Ministère des finances du Québec
Budget 2012-2013
Budget 2013-2014


27 mars 2014

Même les Cubains ont compris Économie International Mondialisation Revue de presse

Buenos Aires Herald

Cuba releases details of project to attract foreign investors
Buenos Aires Herald

Cuba’s government has released further information on a proposed foreign investment law that will cut the profits tax in half and exempt investors from paying it for eight years in an attempt to attract capital into the communist economy.

The law would address the lengthy and sometimes murky process to approve foreign investment deals and improve investment guarantees, two major concerns of potential investors and foreign governments. President Raul Castro’s government is promising legal protections to persuade foreign investors to risk their capital in the Soviet-style economy, and new incentives such as the dramatically lowered tax.

« The Cuban government has a major credibility gap to overcome with foreign investors. Investors will want evidence, not just legislation, that Cuba is prepared to allow investors to make money, employ Cubans they select and not move the goal posts when success seems to be too rewarding, » said Paul Hare, a former British ambassador to Cuba who now teaches at Boston University.

The new law « would apply (to investors) … a tax of 15 percent on taxable net profits, » after which all profit could be repatriated, Juventud Rebelde reported. Under the current foreign investment law, which went into effect in 1995, all tax breaks are negotiated and foreign firms pay a 30 percent profits tax and 20 percent labor tax.

Baisser les impôts pour attirer des investisseurs étrangers… Si les cubains peuvent comprendre ça, pourquoi nos politiciens sont incapable d’en faire de même ?


26 mars 2014

La traversée du Rubicon Coup de gueule Élection 2014 En Images Québec

22 janvier 2014: la une du Journal de Montréal, le lendemain de la divulgation devant la commission Charbonneau, d’écoutes électroniques parlant d’un possible deal entre la FTQ et le mari de Pauline Marois.

26 mars 2014: la une du Journal de Montréal, le lendemain d’un sondage catastrophique pour le PQ et de la divulgation d’une rencontre des enquêteurs de l’UPAC avec deux dirigeants du PQ.

Boulechite

Got it ?

Mais le plus dérangeant dans cette histoire, le fameux « scoop » de l’empire Quebecor est, dans la réalité, une vieille histoire qui a été publiée originalement dans La Presse le 8 mai 2013 !!!

Un faux « scoop » qui arrive quelques jours après que le PQ ait décidé de faire campagne contre Jean Charest et au lendemain de révélations très embarrassantes sur le PQ.

Autre question, la personne à l’UPAC et/ou la Commission Charbonneau qui coule des documents d’enquête aux médias a-t-elle des motivations politiques ?


26 mars 2014

La taxe hypocrite Canada Coup de gueule Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Dans son dernier budget, le régime péquiste a prévu d’imposer l’installation d’un module d’enregistrement des ventes (MEV) dans les bars. Le MEV, présent dans les restaurants depuis 2010, est un système de facturation obligatoire qui a été imposé par le gouvernement pour réduire l’évasion fiscale. Avec un MEV, il devient impossible pour un restaurateur de travailler au noir.

L’obligation d’installer un MEV dans les bars répond aux mêmes impératifs.  Facturation obligatoire et élimination d’une possibilité de travailler au noir. La majorité des gens vont probablement se réjouir de cette mesure en s’imaginant que le gouvernement prend enfin les moyens nécessaires pour que tout le monde paye sa juste part d’impôts et de taxes. Malheureusement, les gens qui ont raisonné de cette façon n’ont pas pris le temps de réfléchir à la question. Ils n’ont pas réalisé que les bars (ou les restaurants) ne payent pas d’impôts ou de taxes, ce sont leurs consommateurs qui héritent toujours de cette facture.

Pour preuve, voici comment a évolué l’indice des prix dans les restaurants et dans l’ensemble de l’économie depuis l’arrivée des MEV dans les restaurants:

Taxe Québec

Comme on peut le voir, depuis l’installation des MEV dans les restaurants, c’est au Québec où le prix d’une sortie au restaurant a le plus augmenté, 9,18% contre 6,94% pour l’ensemble du Canada.  Mais ces chiffres ne disent pas tout.  Pour avoir un portrait plus juste de la situation, il faut comparer cette inflation à celle de l’ensemble de l’économie.  En effet, si le Québec a connu la plus importante progression des prix dans la restauration, l’inflation dans l’ensemble de l’économie est restée relativement modeste.

Donc, si on calcule le rapport de l’inflation chez les restaurants et dans l’ensemble de l’économie, voici ce qu’on obtient (plus le chiffre est élevé, plus cela indique une augmentation rapide des prix dans les restaurants par rapport au reste de l’économie):

Taxe Québec

Toutes les provinces ont un indice relativement similaire sauf…  le Québec !

Quelle conclusion peut-on tirer de tout ceci ?

Ces deux graphiques tendent à démontrer que les dollars récupérés par l’installation du MEV dans les restaurants n’ont pas été absorbés par les restaurateurs, la facture a plutôt été refilée aux consommateurs qui doivent désormais payer plus cher.  L’argent vient toujours de la même poche, la nôtre.

Voilà qui nous rappelle, comme je l’écrivais plus tôt, que les compagnies ne payent ni impôt ni taxes, ce sont leurs clients qui doivent acquitter la facture.  Quand des gens exigent que l’on augmente les taux d’imposition des corporations, ils militent en fait pour une augmentation sournoise de la fiscalité des particuliers, le cas des restaurants québécois est un excellent exemple.  On pensait éliminer de l’évasion fiscale alors qu’en réalité on a augmenté la fiscalité des citoyens ordinaires.

Avec l’installation du MEV dans les restaurants et éventuellement dans les bars, le gouvernement ne tente pas de combattre le travail au noir ou l’évasion fiscale, il met plutôt en place une taxe hypocrite qui vise l’ensemble de la population.  Au lieu d’installer des MEV, pourquoi ne pas baisser les taxes tout simplement !

Source:
Statistique Canada
Tableau 326-0021


26 mars 2014

L’alliance Coup de gueule Élection 2014 France Québec Revue de presse

Le Figaro

FN : du poujadisme au socialo-communisme
Le Figaro

En ce lendemain d’élections municipales, nous ne pouvons que constater, une fois encore, «la montée des extrêmes».

Ce qui a été déjà remarqué, mais à mon sens pas assez martelé, est que les extrêmes se rejoignent, bien sûr dans leur rhétorique anti-système, mais surtout dans leur vision dirigiste de la société. La comparaison entre les programmes économiques du Front de Gauche et du Front National est sans appel: planification centrale, renforcement de la fonction publique, planche à billets, tarifs réglementés, etc. C’est le grand retour de l’ «Etat fort», si tant est qu’il ait jamais disparu dans un pays où la dépense publique n’a pas cessé de croître depuis quarante ans.

Hélas, ce phénomène n’est pas nouveau. Dans un livre publié en 1944, Omnipotent Government, Ludwig von Mises, figure tutélaire des économistes dits «autrichiens» (Hayek, Rothbard, etc), dressait déjà la comparaison entre les politiques économiques et sociales de l’Allemagne nationale-socialiste et de la Russie communiste. «Les systèmes de socialisme allemands et russes partagent le fait que le gouvernement possède totalement les moyens de production», explique-t-il, et que la dépense publique quasi illimitée y permet une réduction artificielle du chômage. Seule différence (de forme), l’URSS se montrait parfaitement explicite dans sa démarche de nationalisation totale, tandis que le Reich conservait une apparence de propriété privée, quoique vidée de sa substance par la détermination gouvernementale des prix, des salaires et des taux d’intérêt. Mais fondamentalement, extrême-gauche et extrême-droite partagent le rêve d’un contrôle total.

La sainte alliance du nationalisme et du socialisme… On a vu la même chose au Québec.