Politicien, capitalisme et démocratie… Donnez ces trois mots à un gauchiste et il pourra vous pondre, les deux doigts dans le nez, un texte de cinq mille mots expliquant avec moult détails comment le capitalisme permet d’acheter des politiciens corrompant ainsi la démocratie.  On vous racontera aussi que le seul moyen d’éviter les écueils d’une ploutocratie décadente est de se soumettre au dogme du bien commun et de se convertir au socialisme…

Vraiment ?

Voici comment se compare la richesse des politiciens aux États-Unis (première puissance capitaliste) et en Chine (première puissance socialiste):

Ploutocratie

La fortune totale des politiciens chinois s’élève à 94,7 milliards de dollars contre seulement 1,6 milliard aux États-Unis, autrement dit, pour chaque 1$ dans le compte de banque d’un politicien américain, le politicien chinois à près de 60$.

Étrangement, c’est le régime ayant recours à la main visible de l’État qui a produit les politiciens les plus riches…  M’enfin, il n’y a rien de bien étrange quand on y pense: un gouvernement qui, au nom du bien commun, est assez gros pour concentrer le pouvoir et l’argent va forcément enrichir ceux qui détiennent le pouvoir !  Preuve qu’il est plus sage de miser sur la bonne vieille main invisible du marché.

Autre détail intéressant.  En Chine, on estime que dans les industries qui possèdent des contacts au sein du gouvernement et de la haute fonction publique, le taux de mortalité des travailleurs est 5 fois plus élevé que dans les industries qui n’ont pas de contact politique.   Une situation qui s’explique de la manière suivante: les entreprises proches des politiciens peuvent opérer grâce à leurs relations alors que celles éloignées du pouvoir doivent miser sur la sécurité de leurs installations.

Bref, le bien commun est mieux servi par la main invisible du marché que par la main visible de l’État !

Sources:
The Economist
Politics and the purse

BusinessWeek
In China, Politically Connected Firms Have Higher Worker Death Rates