Le budget déposé la semaine dernière par Jim Flaherty est une bonne nouvelle pour tous les Canadiens, ce budget signale enfin le retour à l’équilibre budgétaire, réalisé non pas en taxant les contribuables, mais en coupant dans les dépenses.

Mais de manière plus générale, ce budget confirme aussi le statut d’élève modèle du Canada, qui est passé au travers de la dernière récession sans tomber dans une orgie de dépenses comme ce fut trop souvent le cas ailleurs.  Les conservateurs ont démontré clairement que l’austérité est une condition sine qua non à la prospérité.

Voici comment cette rigueur budgétaire s’est déployée durant la dernière récession:

Dette Canada

Dette Canada

Quand on regarde la dette nette, performance plus que respectable du Canada, confortablement installé en première position loin devant l’Allemagne.  En ce qui concerne la dette brute, encore une fois le Canada se tire très bien d’affaire avec une deuxième position derrière l’Allemagne.

Voici comment les différents niveaux d’endettement ont évolué au Canada et dans le G-7 depuis 1991, portez une attention particulière à partir de 2007 pour voir l’effet de la dernière récession sur les niveaux endettement:

Dette Canada

On peut remarquer deux choses:

  • Au tournant des années 2000, le G-7 est passé devant le Canada aussi bien pour la dette nette que la dette brute.
  • Lors de la grande récession (année 2007 et suivante), les niveaux d’endettement au Canada sont restés sous contrôle, contrairement à ceux des pays du G-7.

Cette performance remarquable est le produit d’une austérité et d’une rigueur budgétaire qui a été absent dans les pays du G-7 lors de la dernière récession.  Encore une fois, le Canada a fait la démonstration que l’austérité et la prospérité sont indissociables.

Plus tôt cette semaine, quand Jim Flaherty a été questionné par les journalistes sur les critiques de Pauline Marois envers son budget, le ministre a simplement rappelé à tout le monde que contrairement au régime péquiste « qu’il est ministre des Finances d’un gouvernement qui est solvable ».  Bref, le message de Flaherty à Marois: va apprendre à compter et après tu pourras chialer.  En attendant, les Québécois devront s’arranger avec un ministre des Finances qui serait probablement incapable de « balancer » une caisse dans un McDonalds…

Source:
International Monetary Fund
World Economic Outlook Databases