Neil Young est un gratteux de guitare qui ne voulait pas investir une somme d’argent faramineuse pour faire la promotion de sa prochaine tournée. Donc, pour économiser quelques sous, il s’est offert une campagne de publicité gratuite en vomissant toutes les insanités qui lui passaient par la tête au sujet des sables bitumineux et de Stephen Harper.  Pour les journaleux, une personne qui parle contre Harper et les sables bitumineux c’est l’équivalent d’un pot de miel pour une mouche…

Imaginer, le pauvre Neil est allé jusqu’à dire que Fort McMurray lui rappelait le bombardement atomique sur Hiroshima. Visiblement diminué par le temps, Neil a aussi radoté que si les choses ne changeaient pas, ses petits-enfants ne pourraient plus voir le ciel bleu…

Vraiment ?

Voici une carte qui montre l’intensité des émissions de NO2 à l’échelle de l’Amérique du Nord. Le NO2 est l’un des pires polluants atmosphériques résultant de l’activité industrielle.  Avertissement, la réalité risque de décevoir les gratteux de guitare

Sables Bitumineux

Vous ne voyez rien de spécial dans le coin de Fort McMurray ? C’est normal, car contrairement à ce que raconte Neil Young il n’y a rien à voir…

La pollution émise par l’ensemble des sites d’exploitation des sables bitumineux de l’Athabasca est comparable à la pollution émise par une centrale au charbon. À titre indicatif, la Chine a prévu construire 363 centrales au charbon au cours des prochaines années.

Précisons aussi que selon Andrew Weaver, un climatologue spécialisé dans la modélisation du climat qui collabore avec le GIEC, si demain matin on extrayait et consommait les 170 milliards de barils de pétrole commercialement disponibles dans les réserves de sable bitumineux de l’Alberta, la température augmentait de 0,03°C.

Bref, les délires de Neil Young, une nouvelle manifestation de sciences humaines sans math

Source:
Geophysical Research Letters
Air quality over the Canadian oil sands: A first assessment using satellite observations