De passage dans les studios de Radio-Canada, l’immortel Jean-François Revel utilise le prétexte de la privation des postes pour parler du pouvoir de l’État français. Probablement sans le savoir, Revel décrit aussi le pouvoir de l’appareil politique québécois.

Des décennies plus tard, le discours n’a pas pris une seule ride. Au Québec, comme en France, la population ne perçoit pas le pouvoir politique comme une entité qui doit être à son service, mais plutôt comme une autorité sacrée qui doit diriger la plèbe dans le chemin choisi par une bureaucratie toute puissante. En bref, ce n’est pas l’État au service du peuple, c’est le peuple au service de l’État…