AllemagneEn 1991, les 10% d’Allemands les plus riches monopolisaient 26% des revenus. À cette époque, beaucoup de gens vivaient sous le seuil de la pauvreté, la croissance anémique, la productivité était à son plus bas et le chômage était une plaie sociale. À cette époque, l’Allemagne a été surnommée « l’homme malade de l’Europe ».

En 2010, les 10% d’Allemands les plus riches monopolisaient 31% des revenus. Aujourd’hui, le taux de pauvreté affiche un net recul, la croissance robuste, la productivité fait des envieux et le chômage n’est plus un problème. Aujourd’hui, l’Allemagne est surnommée « l’homme fort de l’Europe ».

En bref, de 1991 à 2010, les inégalités sociales ont explosé en Allemagne de manière identique à ce qui a été vu durant les années 80 aux États-Unis. Pourtant, si les riches sont devenus plus riches, les pauvres sont aussi devenus moins pauvres. Ce qui amène l’éternelle question: veut-il mieux vivre pauvrement dans une société égalitaire ou vivre richement dans une société inégalitaire ? À mon sens, poser la question c’est y répondre.

Source:
Macroeconomic Policy Institute in Düsseldorf
Explaining Rising Income Inequality in Germany, 1991-2010