Attention, politicien au travail !Entre le 19 août et le 20 novembre 2013, le gouvernement péquiste s’est livré à une véritable orgie de dépenses dans le but de créer un climat propice au déclenchement d’une élection. Selon les chiffres recensés par la CAQ, Pauline Marois a engagé son gouvernement à dépenser 10,6 milliards de dollars durant cette période, espérant probablement que cela suffirait pour ouvrir une fenêtre électorale.

Mais 10,6 milliards de dollars, ça représente quoi concrètement ?

Sachant que dans le budget de Nicolas Marceau, on prévoit que les contribuables imposables, au nombre de 4 200 000, vont payer 19 379 000 000$ en impôt sur le revenu, pour une moyenne de 4 614$/contribuable imposable, cela signifie que l’impôt de 2 297 332 contribuables imposables sera nécessaire pour payer les engagements qui ont été pris depuis 3 mois !

Vous avez bien lu, en 3 mois, le gouvernement a claqué l’équivalent de ½ de l’impôt sur le revenu amassé durant 1 an.

Sachant que les contribuables imposables représentent grosso modo 52% de la population totale, c’est un peu comme si tous les impôts payés cette année par les travailleurs des 20 plus grandes villes du Québec étaient utilisés uniquement pour payer la tentative du PQ d’aller en élection.

Donc, si vous habitez une de ces villes et si vous payez de l’impôt, vous pouvez vous dire que tous les impôts que vous envoyez au gouvernement cette année ne serviront pas à soigner les malades, réparer les routes, payer des professeurs ou rembourser la dette; mais à payer 3 mois de promesses pré-électorales:

  • Montréal
  • Québec
  • Laval
  • Gatineau
  • Longueuil
  • Sherbrooke
  • Saguenay
  • Lévis
  • Trois-Rivières
  • Terrebonne
  • Saint-Jean-sur-Richelieu
  • Repentigny
  • Brossard
  • Drummondville
  • Saint-Jérôme
  • Granby
  • Blainville
  • Saint-Hyacinthe
  • Dollard-des-Ormeaux
  • Shawinigan

Et le plus beau dans cette histoire ? Puisque le PQ s’est dégonflé à la dernière minute et a décidé de ne pas aller en élection, on devra se taper une nouvelle orgie de dépenses quand des élections seront véritablement à nos portes (probablement ce printemps).