Antagoniste


11 novembre 2013

Qui veut faire l’ange fait la bête Économie États-Unis

Train gauchisteDensification et transport en commun, tel a été la devise récitée par de nombreux étatistes lors des différentes élections municipales.  Selon leurs théories, si on augmente la quantité et la qualité du transport en commun, les gens vont naturellement retourner vivre en ville pour pouvoir profiter de ces services.

Vraiment ?

Une analyse des agglomérations urbaines de plus de 600 000 habitants aux États-Unis a montré qu’entre 1990 et 2010, il existait une corrélation négative entre les investissements publics dans le transport en commun et la croissance de la population i.e. plus une ville a dépensé de l’argent pour le transport en commun, moins sa population a augmenté !

On explique cette relation négative par le fait que pour augmenter les dépenses dans le transport en commun, les villes doivent alourdir le fardeau fiscal de leurs résidents, ce qui les incite à déménager vers des villes qui taxent moins.

Source:
CATO institute
Transit Spending Slows Urban Growth


11 novembre 2013

Y a-t-il un pilote dans l’avion? Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

On s’en doutait, mais le rapport mensuel des opérations financières du gouvernement du Québec, publié vendredi dernier, confirme que le gouvernement a complètement perdu le contrôle des finances publiques.

Croissance anémique des revenus, explosions des dépenses, inflammation chronique de la dette, voici l’état lamentable de l’économie depuis le début de l’année financière (comparaison par rapport à l’année 2012):

Économie Québec

Par rapport à la même période en 2012:

  • Malgré la promesse d’austérité, le gouvernement dépense toujours comme un marin en cavale, une hausse à peine croyable de 850 millions de dollars pour les dépenses de programmes.
  • Pendant ce temps, malgré le déluge de nouvelles taxes, impôts et tarifs, les revenus du gouvernement n’ont augmenté que de 94 millions de dollars.  Autrement dit, les dépenses augmentent presque 10 fois plus rapidement que les revenus !
  • Et pour couronner le tout, les frais sur la carte de crédit continuent de s’accumuler, 161 millions de dollars de plus jetés au feu.
  • Et malgré la promesse de déficit zéro, c’est 558 millions de dollars de plus qui s’ajouteront à notre dette. D’avril à juillet, le déficit budgétaire du gouvernement québécois atteint 2,297 milliards de dollars.

Pour prendre toute la mesure de la débâcle péquiste, voici comment la variation des différents postes budgétaires par rapport à ce qui avait été prévu:

Économie Québec

Par rapport aux prévisions du budget péquiste:

  • L’augmentation des revenus autonomes est 88,5% plus basse que ce qui avait été prévu.
  • L’augmentation des dépenses de programmes est 110,5% plus haute que ce qui avait été prévu.
  • Seule bonne nouvelle, l’augmentation du service de la dette est 29,2% inférieure à ce qui avait été prévu en raison du maintien des faibles taux d’intérêt. Imaginez le carnage s’ils remontent…

Autres statistiques intéressantes, la variation des revenus autonomes par rapport à l’année dernière:

Économie Québec

Par rapport à la période avril-juillet 2012:

  • Une croissance anémique des impôts des particuliers, même si ces derniers ont été augmentés.
  • La baisse effrayante de de l’impôt des corporations témoigne du marasme économique affligeant le Québec.
  • La décroissance des revenus des entreprises gouvernementales (SAQ, Hydro-Québec, Loto-Québec…), historiquement des vaches à lait pour le gouvernement, ne laisse présager rien bon non plus…

Concluons avec le déficit mensuel enregistré au cours des douze derniers mois:

Économie Québec

En mars 2013, on peut observer une cassure, depuis le gouvernement a complètement perdu le contrôle…  Garder en tête que le PQ nous avait promis un retour au déficit zéro dans le dernier budget

Sources:
Ministère des finances du Québec
Rapport mensuel des opérations financières


11 novembre 2013

Le début de la fin… Économie France Gauchistan Revue de presse

Le Monde

Le ras-le-bol fiscal vaut à la France d’être dégradée
Le Monde

Aujourd’hui, installé à l’Elysée, M. Hollande doit à son tour faire face à une dégradation de la note de la France. Et ce, alors qu’il pensait sans doute que le plus dur était passé puisque l’économie française est sortie de la récession à la fin du printemps. S & P s’est rappelée, vendredi 8 novembre, au bon souvenir du gouvernement français en annonçant qu’elle abaissait la note de la France d’un cran à « AA », contre « AA + » précédemment. Alors que la perte du triple A en 2012 traduisait en partie les conséquences de la crise des dettes souveraines en Europe, l’argumentaire de S & P pour justifier la dégradation de la note française ce vendredi porte uniquement sur la politique économique du gouvernement.

Non seulement l’agence estime « peu probable que l’approche actuelle du gouvernement en matière de réformes budgétaire et structurelle dans les domaines de la fiscalité, du secteur des biens et services et du marché du travail améliore de manière substantielle les perspectives de croissance de la France à moyen terme ». Mais elle a aussi la conviction que les marges de manoeuvre budgétaire du gouvernement sont désormais réduites.

La montée des prélèvements obligatoires – qui devraient atteindre 46 % du PIB en 2013 contre 42,5 % en 2010 – atteint ses limites. En témoignent, la fronde des « bonnets rouges » en Bretagne, la révolte des « pigeons » précédemment, la mobilisation annoncée des artisans qui se jugent écrasés par les impôts et les charges sociales – ce que M. Moscovici a appelé le « ras-le-bol fiscal ». Le consentement à l’impôt s’est réduit ces dernières années au fur et à mesure que le poids des prélèvements augmentait, juge aujourd’hui l’agence.

Bientôt au Québec…