Antagoniste


7 novembre 2013

Pourquoi la charte ? Coup de gueule Québec

Charte des valeurs péquistesLa division est la pierre angulaire sur laquelle le Parti Québécois a été fondé. En mettant de l’avant un projet souverainiste, le PQ a immédiatement créé un environnement caustique et délétère qui a permis de polariser la population, lui assurant ainsi une certaine pertinence dans le paysage politique.  Sans cette chicane, le PQ devient une coquille vide.  En ce sens, la survie du PQ a toujours dépendu du wedge politics associé au projet séparatiste.

Or, de nos jours, le projet souverainiste ne divise plus; il polarise encore moins pour la simple et bonne raison que ce projet est mort et enterré dans la tête d’une majorité de Québécois. Pour survivre, il fallait que le PQ trouve un autre projet diviseur.  Ils ont essayé avec la langue, mais c’est finalement avec leur charte qu’ils ont été en mesure de recréer l’environnement caustique et délétère qui a fait les beaux jours de cette formation politique.

Pourquoi la charte ?  Parce que le fonds de commerce du PQ a toujours été de diviser et de polariser la population et que la souveraineté n’était plus en mesure de remplir ces deux objectifs essentiels à la survie des péquistes.  Il ne faut pas chercher plus loin …

P.-S. Histoire de garder le projet de charte en vie durant la période des fêtes, ne soyez pas surpris de voir Quebecor faire une série de reportages sur la « guerre contre Noël »…


7 novembre 2013

Démocratie urbaine Canada En Chiffres Québec

Depuis les élections municipales de dimanche, impossible de trouver un « analyste » politique qui n’est pas catastrophé par le taux de participation à Montréal. Puisque tout notre petit monde médiatique répète sans cesse que ce faible taux de participation est inacceptable, on finit par croire que c’est le cas…

Pourtant, la réalité est légèrement plus nuancée que nos savants analystes. Voici les taux de participation aux élections municipales dans quelques grandes villes du Canada et des États-Unis (le 6 novembre se déroulaient de nombreuses élections municipales aux États-Unis):

Élection Montréal

Avec un taux de 43%, Montréal fait relativement bonne figure. Pour toute sorte de raisons, bonnes ou mauvaises, les taux de participation aux élections municipales dans les grandes villes sont toujours très faibles.

La bonne performance de Toronto en 2010 (élection de Rob Ford) en fait une exception. Par contre notons que le taux de participation à Toronto a été de 39% en 2006.

Mais la corruption n’aurait-elle pas dû faire augmenter le taux de participation? La dernière élection à Chicago où un maire pourri par le patronage a été remplacé n’a attiré que 40% des électeurs.  Encore pire, à Détroit même si la ville est en faillite et même si un maire a été condamné à 28 ans de prison, le taux de participation n’a été que de 25%.

S’il existe bien des choses pour lesquelles on devrait déchirer notre chemise, le taux de participations à l’élection municipale de Montréal n’en fait pas partie, car ne l’oublions pas, ne pas voter est un choix tout aussi légitime que de voter.


7 novembre 2013

L’énergie des gens qui ne savent pas compter… Économie Environnement Europe Revue de presse

IEEE Spectrum

Higher Electricity Costs Raise Alarm Across Europe
IEEE Spectrum

British government predictions of sharply increased electricity prices in the next decades are getting renewed attention these days, as the country’s opposition leader Ed MIlliband promised to freeze rates if elected prime minister. A March report from the Department of Energy and Climate Change found that with current policies subsidizing green power, electricity costs will rise 33 percent by 2020 and 41 percent by 2030.

In Germany, according to reports issued this month by IHS Inc. in Denver, Colo., green energy developers received $19 billion in subsidies last year, six times the comparable figure for the UK. Germany has pushed low-carbon and renewable energy technology harder than any other European country, with impressive results: Last year it produced 22 percent of its energy from « green » sources, five times as much as twenty years before. But the costs of those green advances have proven to be unsustainably high, from a political point of view.

Across Europe, the cost of electricity to homeowners has increased 17 percent in the last four years, and to industry, 21 percent. How to minimize those costs without giving up the objectives of reducing dependence on fossil fuels and cutting greenhouse gas emissions? it’s rather like squaring the circle.

Et pendant ce temps, les bouffons qui nous gouvernent, au lieu d’apprendre des erreurs de l’Europe, foncent tête baissée dans cette lubie d’énergie verte…