Antagoniste


17 octobre 2013

Le modèle québécois: faire plus de ce qui ne marche pas… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Hier, le toujours humble Pierre Duchesne, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, a rendu publique une politique nationale de la recherche et de l’innovation; un machin électoral qui prévoit de verser de généreuses subventions aux entreprises qui voudront entreprendre le dépôt d’une première demande de brevet.

Vous l’ignoriez peut-être, mais selon une étude des HEC, le Québec est déjà une des juridictions en occident qui subventionne le plus les activités de recherche et développement. Malgré tout, nous sommes en queue de peloton pour les demandes de brevet par million d’habitants.  Les chercheurs expliquent ce paradoxe de la manière suivante:

Étude HEC

De manière générale, les 5 pays les plus généreux en matière de financement public total en % du PIB (Corée du Sud, Canada, États-Unis, Belgique, France) ont une efficacité de leur R et D inférieure à la moyenne des pays membres analysés. À l’inverse, les champions de dépôts de brevets, soit la Suède, la Suisse et la Finlande, consacrent une plus faible proportion de leur PIB au financement public de la R et D. C’est le secteur privé qui prendrait le relais.

Pour les chercheurs, l’efficacité du financement public suit une courbe en U inversé. Elle s’accroît jusqu’à un certain niveau pour ensuite retomber. Il y aurait donc un effet d’éviction : les fonds publics se substitueraient aux fonds privés. De quoi donner à réfléchir pour réévaluer les programmes d’aide à la R et D existants.

Nous avons toutes les raisons de croire que le Québec se trouve actuellement dans la zone de décroissance du U inversé. Par conséquent, le nouveau programme de subvention risque d’avoir un effet inverse à celui désiré i.e. on va ralentir encore plus la production de brevets. Autrement dit, le gouvernement va encore prendre l’argent des contribuables et la jeter au feu, tout ça pour que monsieur le ministre puisse passer aux nouvelles de 6h !

En bref, on savait déjà que trop d’impôt tue l’impôt; on sait maintenant que trop de subventions peuvent tuer les subventions !


17 octobre 2013

L’aboutissement du modèle québécois Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Si on savait déjà que le marché de l’emploi au Québec connaissait des heures sombres, on commence à peine à réaliser l’ampleur du marasme…  Prenons le taux de chômage qui est actuellement de 6,9% au Canada contre 7,6% au Québec;  à cet écart non négligeable, il faut aussi tenir compte de la durée du chômage qui est de 22,2 semaines au Canada versus 28,5 semaines pour le Québec ! À titre indicatif, 28,5 semaines c’est un peu plus de 7 mois…

Donc non seulement il y a plus de chômeurs au Québec, mais ceux qui ont le malheur de perdre leur emploi doivent avoir recours à cette forme d’assistance durant 6 semaines de plus que les autres Canadiens !

Voici comment la durée du chômage a évolué dans les dix provinces canadiennes depuis le début de l’année:

Chômage Québec

En janvier, le Québec faisait mieux que l’Ontario et la Colombie-Britannique, nous étions aussi sous la moyenne canadienne. Huit mois plus tard, le Québec est confortablement installé en première position, devançant par près de 2 mois la moyenne canadienne !  Durant cette période, la durée moyenne du chômage a augmenté de 51,6% au Québec. Voici l’évolution de janvier à septembre:

Chômage Québec

Jean Chrétien a déjà dit que le Québec finirait par devenir un gros Nouveau-Brunswick.  Quelques années plus tard, on dit que si le Québec était devenu un gros Nouveau-Brunswick, on se porterait mieux…

Et pendant ce temps, les Québécois francophones se disent que l’économie ce n’est pas la finalité, que l’important c’est d’être heureux comme peuple…

Sondage Léger
Sondage Léger Marketing

Le bateau coule, mais les gens affichent un sourire niais… Pour le PQ, il n’y a pas de meilleur moment pour aller en élection…

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0047


17 octobre 2013

La voiture du futur ! Économie Environnement États-Unis Revue de presse

USA Today

GM unveils Impala that runs on natural gas, gasoline
USA Today

General Motors announced today that it will build a Chevrolet Impala sedan that operates on either gasoline or compressed natural gas, or CNG. It will go on sale next summer and be sold to both at retail and to fleets.

Even though the U.S. has seen a boom in natural gas production, and clean fuel sells for less than half the price of gasoline, not many vehicles that can use it have come from automakers and many CNG vehicles on the road are from private converters. GM’s product lineup now includes natural gas vans and it recently said it plans to offer bi-fuel versions of its 2015 full-size pickups.Only Honda has a natural-gas powered car on sale nationwide, a Civic.

But slick new redesigned Impala could have advantages that could bring greater acceptance. Since it will be able to use gasoline or natural gas, that mitigates worries about being stranded in places where there are no CNG stations. Also, its large trunk can hold the CNG tank and still have reasonable room for luggage. The Bi-Fuel Impala will switch automatically to gasoline when the natural gas tank (which holds the CNG equivalent of eight gallons of gasoline) is depleted. The driver also can manually switch between fuels with a button on the dash.

« Natural gas power trains are one of the areas where we have increased investment because we believe the technology can satisfy the ‘green’ needs of both the environment and stockholders, » Akerson told the conference

La prochaine révolution dans les transports ne sera pas alimentée par l’électricité, mais par le gaz de schiste qui est disponible en abondance aux États-Unis.

Au Québec, nous avons dit non au gaz de schiste et nous avons décidé de miser sur la voiture électrique… En bref, le PQ a misé sur le mauvais cheval dans la mauvaise course…