Antagoniste


25 septembre 2013

Le pouvoir Économie En Vidéos Philosophie

Une autre perle tirée de la série Yes, Prime Minister.  Discussion entre deux hauts fonctionnaires…

Voilà qui décrit aussi, de manière remarquablement juste, la mentalité de la fonction publique québécoise !


25 septembre 2013

Au bout du pétrole (et du PQ) ? Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement Québec

En 2008, un certain Normand Mousseau nous annonçait que le monde avait atteint un « pic pétrolier » i.e. moment où la production mondiale de pétrole plafonne avant de commencer à décliner du fait de l’épuisement des réserves de pétrole exploitables.  Voici ce qu’il avait écrit à l’époque:

« Partout sur la planète, les grands gisements s’épuisent alors que les prospecteurs reviennent les mains vides. Il devient de plus en plus difficile d’extraire le pétrole alors que la demande explose. La crise énergétique est à nos portes et, pourtant, les gouvernements n’agissent pas. »

Cinq ans plus tard, ces prédictions se sont-elles réalisées ?  Sommes-nous vraiment en train de manquer de pétrole ?  Juger par vous-même…

Pic Pétrolier

Depuis 1980, les réserves mondiales de pétrole ont augmenté de 149% et la consommation n’a augmenté que de 39%.  Quelqu’un peut voir un « pic pétrolier » dans ce graphique ?  J’attire aussi votre attention sur l’augmentation des réserves observées à partir du début des années 2000, plus spécifiquement à partir de 2005.  Comment peut-on expliquer ces hausses alors que tout était stable à peine quelques années auparavant ?  La réponse est simple: pétrole de schiste !  Ce fameux pétrole de schiste qui a pris par surprise les adeptes du « pic pétrolier »…

Concrètement, voici l’évolution du nombre d’années de réserve de pétrole dont nous disposons:

Pic Pétrolier

De manière globale, on peut voir une forte augmentation des réserves, spécialement depuis le début des années 2000. À la fin des années 90, nous étions à environs 40 ans (on pensait avoir du pétrole jusqu’en 2040) et en 2012 nous étions à plus de 50 ans (on pense avoir du pétrole jusqu’en 2065).  Encore une fois, aucune trace de ce fameux « pic pétrolier ».   D’ailleurs, la mort du « pic pétrolier » est moins controversée que celle d’Elvis.  Pas un hasard si le site #1 consacré à la question sur le net a décidé de fermer ses portes

Mais vous vous dites probablement: « c’est quoi le rapport avec Normand Mousseau, who cares about Normand Mousseau »…

Si je vous ai parlé de Normand Mousseau, c’est parce qu’en ce moment se déroulent les audiences de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec. Selon vous, qui est co-président de cette commission ?  Vous avez deviné, nul autre que Normand « Pic Pétrolier » Mousseau !  Ça promet, en espérant que ses prédictions se sont améliorées depuis…

P.-S. Autre citation de Normand Mousseau, faite en 2009:

« La crise énergétique qui a frappé la planète au début de 2008 est loin d’être disparue. Dissimulée par la crise financière actuelle, elle resurgira dès que l’économie reprendra, nous rappelant que si le xxe siècle fut celui de l’énergie fossile abondante, la société du xxie siècle devra composer avec des énergies renouvelables si elle veut survivre. Car, à moins d’être productrice de combustibles fossiles, elle devra s’étrangler économiquement pour seulement assurer ses besoins élémentaires en énergie. Or, avec 50?% de son énergie provenant déjà de sources renouvelables, le Québec est particulièrement bien placé pour devenir la première grande économie à abandonner le pétrole et à atteindre l’indépendance énergétique. Ce projet de société, à la fois réaliste et exaltant, pourrait transformer le Québec en société phare de la planète, grâce à un recentrage du développement urbain et des transports en commun, mais aussi par l’adoption massive de la voiture hybride, par la promotion de la géothermie et par le développement à grande échelle de l’énergie éolienne. »

Je vous rappelle que le PQ a nommé l’auteur de cette déclaration au poste de co-président de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec…  M’enfin, on ne s’attend plus à autre chose des péquistes…

Source:
BP Energy
Energy charting tool


25 septembre 2013

Énergies vertes: l’échec des Allemands Économie Environnement Europe Revue de presse

The New York Times

Germany’s Effort at Clean Energy Proves Complex
The New York Times

German families are being hit by rapidly increasing electricity rates, to the point where growing numbers of them can no longer afford to pay the bill. Businesses are more and more worried that their energy costs will put them at a disadvantage to competitors in nations with lower energy costs, and some energy-intensive industries have begun to shun the country because they fear steeper costs ahead.

Newly constructed offshore wind farms churn unconnected to an energy grid still in need of expansion. And despite all the costs, carbon emissions actually rose last year as reserve coal-burning plants were fired up to close gaps in energy supplies.

A new phrase, “energy poverty,” has entered the lexicon.

“Often, I don’t go into my living room in order to save electricity,” said Olaf Taeuber, 55, who manages a fleet of vehicles for a social services provider in Berlin. “You feel the pain in your pocketbook.” Mr. Taeuber relies on just a single five-watt bulb that gives off what he calls a “cozy” glow to light his kitchen when he comes home at night. If in real need, he switches on a neon tube, which uses all of 25 watts. Even so, with his bill growing rapidly, he found himself seeking help last week to fend off a threat from Berlin’s main power company to cut off his electricity.

L’Allemagne a toujours été le modèle préféré des écologistes. Pourtant on se rend compte maintenant que le modèle allemands est un cuisant échec. Les énergies vertes sont synonymes de misère et de pauvreté. Et pendant ce temps au Québec, on annonce que le prix de l’essence va grimper de 15¢/L pour faire plaisir aux membres de la religion verte. Laïc le Québec ?