Est-ce que la fiscalité infernale du Québec constitue un rempart contre la pauvreté ? On aimerait bien le croire, histoire de se dire que si on paye des taxes, impôts et tarifs de toute sorte, au moins le gouvernement utilise notre argent pour aider les gens dans le besoin. Malheureusement, la taille de notre gouvernement est devenue directement proportionnelle avec son inefficacité.

Cet été, Statistique Canada a publié des chiffres très intéressants sur la transition du statut de faible revenu dans chacune des provinces canadiennes. Pour la période 2009/20101 (la plus récente), 167 000 Québécois sont sortis de la pauvreté. Inversement, 226 000 qui étaient au-dessus du seuil de pauvreté sont passés en dessous. Donc, au Québec, chaque fois qu’une personne tombe sous le seuil de pauvreté, 0,739 personne passe au-dessus de ce même seuil. Ce ratio inférieur à 1 indique qu’au Québec plus de gens deviennent pauvre que de gens sortent de la pauvreté.

Voici ce même exercice mathématique dans chacune des provinces canadiennes:

Pauvreté Québec

Avec le Manitoba et la Nouvelle-Écosse, le Québec fait partie d’un groupe peu enviable qui a un ratio inférieur à 1 i.e. des provinces où la pauvreté augmente.  Fait intéressant, ces 3 provinces sont aussi celles qui comptent sur les plus petits écarts de richesse au Canada…  Le Québec, le Manitoba et la Nouvelle-Écosse sont des provinces égalitaires, malheureusement, c’est une égalité dans la misère.

L’avant-dernière position du Québec représente un autre échec du modèle québécois.  Bien que nous sommes parmi les plus taxés en Amérique, nous sommes des cancres en matière de lutte contre la pauvreté.  Mais que font les politiciens avec tout l’argent qu’on leur envoie ?*

*Question rhétorique

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Source:
Statistique Canada
Tableau 202-0806