Le Conseil Des Ministres du PQ

Discussion fictive entre deux politiciens:

Politiciens #1: pour aller en élection, il faudrait annoncer quelque chose qui va plaire aux gens, comme une baisse de taxe…

Politiciens #2: impossible de baisser les taxes, on est déjà dans le rouge !

Politiciens #1: justement, j’ai eu une idée là-dessus.  On pourrait d’abord annoncer une hausse de taxes et quelques semaines plus tard on va dénoncer cette hausse et promettre de l’annuler. Ainsi, on pourra faire campagne en disant qu’on veut baisser les taxes !

Politiciens #2: voyons, les gens ne sont pas imbéciles, ils vont se rendre compte qu’on essaye de les entuber…

Politiciens #1: tu veux parier ?

Politiciens #2: heee…. non…

Délaissons cette discussion imaginaire pour revenir dans la réalité…

Voici ce qu’on pouvait lire le 13 février 2013:

La ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, encourage les commissions scolaires à hausser les taxes des contribuables pour atténuer l’effet des compressions qu’elle leur refile. […] Mme Malavoy estime que les commissions scolaires ont donc une «marge de manoeuvre» et les invite à utiliser ce pouvoir de taxation.

Voici ce qu’on pouvait lire le 4 août 2013:

La ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, refuse de critiquer la décision de plusieurs commissions scolaires d’augmenter les taxes scolaires sur leur territoire. Réagissant aux nombreuses critiques dénonçant ces hausses, Mme Malavoy a soutenu qu’elle ne voulait pas juger les commissions scolaires à qui le gouvernement a retiré l’aide additionnelle sur trois ans qu’il leur versait. […] Elle a rapporté que dans certaines régions, la hausse est de 40 pour cent, ajoutant que cela correspondait à une hausse de seulement une vingtaine de dollars. Mme Malavoy estime que les commissions scolaires sont néanmoins restées dans les limites du raisonnable et qu’elles n’ont pas procédé à des hausses excessives.

Voici ce qu’on pouvait lire le 11 septembre 2013:

Selon Mme Malavoy, le gouvernement souhaitait que les commissions scolaires ne haussent leurs taxes que dans les cas où elles seraient incapables de réduire leurs dépenses, d’augmenter leurs revenus autres que fiscaux ou encore de piger dans leurs surplus. «On a, particulièrement au mois d’août, fait une analyse détaillée de la situation des commissions scolaires, et effectivement il y en a un bon nombre qui n’ont pas pris leurs responsabilités comme on les invitait à le faire», a-t-elle dit.

Voici ce qu’on pouvait lire le 16 septembre 2013:

La hausse du compte de taxes scolaires pour plusieurs propriétaires ne passe pas. La première ministre Pauline Marois demande donc aux commissions scolaires de refaire leurs calculs d’ici 15 jours. Éventuellement, les propriétaires qui ont trop payé pourront peut-être recevoir des crédits, plutôt que des remboursements directs. Le gouvernement, qui rencontrait les commissions scolaires lundi, estime que celles-ci ont abusé de leur pouvoir de taxation.

Pour utiliser une pareille stratégie électorale, il faut être convaincu que les électeurs sont des crétins…