Pour marquer la séparation entre l’État et la religion, le PQ a produit un brûlot nationaliste qui protège la présence du crucifix à l’Assemblé nationale. Rappelons que ce crucifix a été installé dans l’Assemblée nationale  en 1936 par le gouvernement de Maurice Duplessis pour symboliser l’union de l’État et la religion catholique… La charte de la laïcité par Bernard Drainville, le ministre du Populisme, est en réalité une charte de la catholicité.

Pour le reste, voici ce que j’avais écrit en 2008 lors de la publication du rapport Bouchard-Taylor.  Les choses n’ont pas changé depuis…

LibertéAvec la sortie du rapport de la Commission Bouchard-Taylor, les politiciens de tous les partis ont sombré dans une orgie identitaire. Partout on parle d’identité nationale, d’identité commune, d’identité québécoise… Au Québec, la mentalité collectiviste est encrée tellement profondément qu’on est venu à considérer l’identité comme une chose pouvant être nationalisée.

Tous ces politiciens ont oublié que, tout comme pour la religion, il doit y avoir un mur qui sépare l’identité de l’état. L’identité doit être d’abord et avant tout un concept individuel et non pas un sujet de législation. Mon identité est unique, je l’ai construite moi-même et je n’ai pas besoins d’un gouvernement interventionniste pour me dire qui je devrais être. Fondamentalement, il n’y a pas de différence entre un gouvernement qui impose une identité et une théocratie qui impose une religion.

Chaque individu est propriétaire de son identité. Si elle appartient à la société, ou à quelconque régime, il devient tout simplement un esclave. Nul n’a le droit de priver quelqu’un de son identité, de plaquer un couteau sous la gorge d’un être humain pour le forcer à vivre d’une certaine manière. Aucune société n’est plus importante que les individus qui la composent.

À cause de certaines croyances, certaines personnes se mettent quelque chose sur la tête. À cause de certaines croyances, certaines personnes voudraient interdire que des gens puissent se mettre quelque chose sur la tête.  Le second type de croyants est beaucoup plus dangereux que le premier.