Socialisme

Dans son discours devant les jeunes libéraux la fin de semaine dernière, le chef du parti libéral a déclaré:

« Le développement économique est l’instrument de notre solidarité. La prospérité, nous la voulons parce qu’elle permet de rendre notre société plus juste »

Traduction, Philippe Couillard dit: « pour redistribuer la richesse il faut d’abord la créer ».  Voilà une phrase que l’on entend souvent au Québec, mais quand on prend le temps de la décortiquer, on réalise qu’il s’agit d’un slogan bon marché dépourvu de cohérence.

Dans un premier temps, ce slogan reprend une légende urbaine largement rependue dans les cercles gauchistes, voulant que seuls les riches puissent s’enrichir.  Or, on sait que c’est faux, archi-faux.  Même qu’on semble observer l’inverse, par exemple au Canada, depuis le début des années 90, on remarque que la pauvreté a le plus diminué quand les écarts de richesses ont augmenté.

Mais plus fondamentalement, si on veut la création de la richesse, c’est précisément pour ne plus avoir à faire de redistribution!

À quoi bon redistribuer de l’argent à quelqu’un qui s’est enrichi ?  Quand un entrepreneur ouvre une usine, il embauchera de nouveaux travailleurs qui pourront ainsi s’enrichir sans être dépendant d’un quelconque chèque du gouvernement.

De plus, cette phrase envoie un message contre-productif. Elle dit aux patrons et aux travailleurs qui se dévouent pour créer cette nouvelle richesse que leurs efforts seront récompensés… en spoliant le capital qu’ils ont créé pour le redonner à ceux qui auront décidé de regarder passer la parade.

C’est comme si dans une famille de 2 enfants, un des rejetons décidait faire plus de travaux domestiques pour augmenter son argent de poche. Le jour de la paye arrive et le père décide de redistribuer le fruit du labeur de l’enfant travaillant avec celui qui n’a pas travaillé. Vous pensez que la semaine suivante notre petit travaillant sera disposé à trimer aussi durement ?

Dans les faits, quand un politicien parle de redistributions de la richesse dans ces discours, il pense à acheter des votes…  Si les politiciens étaient honnêtes, dans leurs discours ils ne diraient pas « pour redistribuer la richesse il faut d’abord la créer », mais plutôt « pour acheter des votes il faut augmenter les revenus du gouvernement ».