La semaine dernière, Statistique Canada a rendu publics ses plus récents chiffres sur le taux de criminalité au Canada, encore une fois un peut constater une baisse, une tendance lourde qui s’est accentué depuis que les conservateurs sont au pouvoir.

La publication de ces chiffres représente aussi une occasion pour exposer une légende urbaine très populaire chez les gauchistes, à savoir le lien qui existerait entre les inégalités sociales et la criminalité.  Une pierre angulaire de la théologie gauchiste veut que si on laisse les inégalités augmentées, les criminels déferleront sur nous telle une plaie d’Égypte.

Vraiment ?  Donc si ce raisonnement est juste, la baisse de la criminalité observable au Canada est-elle causée par une diminution des écarts de richesse ?  Voyez par vous-même:

Mythe Gauchiste
Le coefficient de GINI est une mesure du degré d’inégalité de la distribution des revenus. Ce coefficient est un nombre variant de 0 à 1, où 0 signifie l’égalité parfaite (tout le monde a le même revenu) et 1 signifie l’inégalité parfaite (une personne a tout le revenu, les autres n’ont rien).

Au début des années 80, il y a eu une réduction importante des inégalités sociales.  Pourtant, on a pu voir une progression du niveau de criminalité.  À partir du début des années 90, les écarts entre les riches et les pauvres ont explosé.  Pourtant, c’est à ce moment que le taux de criminalité a débuté sa longue descente, qui est ininterrompue depuis.

Globalement, depuis 1980, les inégalités ont augmenté de 9,4% mais la criminalité a diminué de 31,0%.  Contrairement à ce qu’affirme la gauche, non seulement on ne voit aucune relation de cause à effet entre le taux de criminalité de l’indice GINI, mais on ne voit même pas de corrélation.

La prochaine fois qu’un gauchiste vous parlera de criminalité et d’écarts de richesse, vous saurez quoi lui répondre !

Sources:
Statistique Canada
Statistiques sur les crimes déclarés par la police, 2012
Tableau 202-0709