Imaginez un petit entrepreneur texan qui désire se lancer en affaire. Pour ce faire, il doit faire enregistrer le nom de son entreprise par les fonctionnaires de l’État. Le nom choisi par notre entrepreneur, un fier Texan, est Loco pour Local Outfitter Compagny.

Imaginez que quelques semaines après avoir fait sa demande, les fonctionnaires du Texas lui refusent le droit d’enregistrer ce nom d’entreprise.  Leur motif: Loco à une conséquence trop hispanique, par conséquent il doit rendre son nom plus américain.  On justifie cette décision en disant qu’il y a de plus en plus d’Hispaniques au Texas, presque 35% de la population, par conséquent, il faut prendre des mesures radicales pour protéger la culture des blancs.

Imaginez si cette histoire était vraie.  Richard Hétu et Richard Latendresse en auraient probablement fait leurs choux gras pour nous dire à quel point le sud profond aux États-Unis est un endroit raciste, spécifiant au passage que Rick Perry, le gouverneur républicain du Texas, est le roi des imbéciles…  Sur les blogues, la bonne gauche n’aurait pas manqué de nous rappeler que les rednecks représentent une plus grande menace pour le monde que les talibans…

Pourtant cette histoire ne s’est pas déroulée au Texas, mais…  ici au Québec !

Il semble bien que les rednecks soient des gens plus tolérants que les bluenecks. Avant de cracher sur le « sud profond », on devrait plutôt s’occuper du « Québec profond »…

Et dire que ces gens veulent avoir un pays… Dans la réalité, on devrait plutôt dire que ces gens ne veulent pas un pays, mais une tribu… petite et refermée sur elle-même de préférence…