Antagoniste


9 juillet 2013

L’égalité dans la misère… Économie États-Unis

RécessionIntéressants résultats d’une étude d’un professeur de l’Université Cornell.

Karel Mertens a étudié l’évolution des taux d’imposition de même que l’évolution des revenus aux États-Unis entre 1950 et 2010. Qu’a-t-il découvert ?  Que les baisses d’impôts profitent à tout le monde.  Si les riches sont ceux qui augmentent le plus leurs revenus, les pauvres voient aussi leur niveau de vie augmenter de manière significative.  Donc, au final, les baisses d’impôts augmentent la richesse de l’ensemble de la population, mais elles augmentent du même coup les inégalités.  À l’opposé, les hausses d’impôts diminuent les inégalités, mais appauvrissent tout le monde…

Imaginons le scénario suivant…

Dans la société ‘A’, le revenu annuel par habitant des plus pauvres est de 10 000$ et celui des plus riches est de 100 000$. Autrement dit, les plus riches gagnent 10 fois plus que des pauvres.

Dans la société ‘B’, le revenu annuel par habitant des plus pauvres est de 100$ et celui des plus riches est de 500$. Autrement dit, les plus riches gagnent 5 fois plus que des pauvres.

Il ne fait aucun doute que la société ‘A’ est plus inégalitaire que la société ‘B’. Mais dites-moi, dans laquelle de ces deux sociétés les pauvres s’en tirent-ils le mieux ? Dans la très inégale société ‘A’ où les plus pauvres gagnent 10 000$/an, ou encore dans la très égale société ‘B’ où les plus pauvres gagnent de 100$/an ?

Si l’on demandait à un gauchiste de choisir entre la société ‘A’ et la société ‘B’, il porterait probablement son choix sur la société ‘B’. Ce qui prime pour les gauchistes c’est l’égalité, même si cela implique une égalité dans la misère…  Les gauchistes ont toujours aimé la misère, elle représente un terreau fertile pour leur idéologie.

Si l’on demandait à un capitaliste de choisir entre la société ‘A’ et la société ‘B’, il porterait probablement son choix sur la société ‘A’. Qu’importe si celle-ci est moins égalitaire, ce qui prime pour les capitalistes c’est la réduction du taux de pauvreté.

Vous savez quelle est la différence entre un socialiste et un capitaliste ?

Le socialiste, à la vue d’un homme riche habitant plusieurs maisons luxueuses se dit: « Aucun homme ne devrait pouvoir posséder autant de richesse ».

Le capitaliste, à la vue d’un homme riche habitant plusieurs maisons luxueuses se dit: « Tous les hommes devraient pouvoir posséder autant de richesse ».

Source:
National Bureau of Economic Research
Marginal Tax Rates and Income: New Time Series Evidence


9 juillet 2013

Arguing with Idiots: la gauche et les trains… Arguing with Idiots Canada Économie En Chiffres

Pour la gauche radicale, le débat est clos et le verdict est sans appel: la tragédie du Lac Mégantic c’est la faute de Harper, de la privatisation, de la déréglementation et du capitalisme.  Hier, Benoit Dutrizac a fait trois heures de propagande sur ce sujet…

Vraiment ?

De mon côté, au lieu de raconter n’importe quoi pour me rendre intéressant, j’ai décidé de vérifier les faits avant de tirer une conclusion.  Autrement dit, j’ai fait bénévolement le travail que les journalistes sont payés pour faire, mais qu’ils ne font plus…  Voici l’évolution du nombre d’accidents ferroviaires répertorié par le Bureau de la sécurité des transports du Canada depuis le début des années 2000:

Train Stephen Harper

Nulle part on ne peut voir une augmentation soutenue du nombre d’accidents qui serait imputable à une privatisation ou une déréglementation. Même que depuis l’arrivée de Stephen Harper au pouvoir, en 2006, on a pu voir une baisse significative de 26,3% du nombre d’accidents.  Et garder en tête que cette baisse s’est produite dans un contexte ou le transport de pétrole par train a bondi de 28 000% depuis 5 ans !

En bref, tous ceux qui vous racontent que sous Harper la privatisation et la déréglementation dans le secteur ferroviaire ont réduit la sécurité des Canadiens sont soit des menteurs, soit des ignorants.

M’enfin, selon un vieux proverbe gauchiste, il ne faut jamais laisser les faits gâcher une bonne histoire…

Bureau de la sécurité des transports du Canada
Statistiques ferroviaires


9 juillet 2013

Les Russes et le gaz de schiste Économie International Revue de presse

The Economist

Spooked by shale
The Economist

A SPECTRE is haunting Russia: the spectre of shale gas. It is seeping into the salons of power, discomfiting Russia’s leaders and their bizniz cronies. Energy companies account for half of the value of the Russian stockmarket, and a single, state-backed firm, Gazprom, produces 10% of the country’s exports. The revolution in unconventional gas production from shale beds, which began in the United States and is now spreading around the world, is shaking Russian state capitalism to its foundations.

All the powers of Mr Putin’s Russia have joined in a holy alliance to exorcise this spectre: president and prime minister, oligarchs and bureaucrats, trendy environmentalists and Kremlin police-spies. Mr Putin has denounced shale for costing too much and ruining the environment. Alexey Miller, the boss of Gazprom, has described the revolution as a “myth” and a “bubble that will burst soon”.

Gazprom is a wounded giant these days, and shale is one of the things that has hurt it most. In 2008 it had a market capitalisation of $367 billion. Now it is worth just $78 billion and its business model—pumping money into the Kremlin in return for protection against competition—looks bust.

On accuse souvent les défenseurs des gaz de schiste d’avoir été achetés par l’industrie pétrolière (j’attends encore mon chèque…), mais ne devrait-on pas plutôt se demander qui finance les lobbies réactionnaires opposés au développement de cette ressource ? À moins que nos lobbies soient simplement nostalgique de l’époque de l’URSS…

P.-S. Mon petit doigt me dit que Vladimir Poutine approuverait la stratégie énergétique du PQ… Just saying…