Antagoniste


1 juillet 2013

Le Canada de Stephen Harper Canada International

Stephen Harper

Sable bitumineux, retraits de conventions internationales de l’ONU, rejet du protocole de Kyoto, support inconditionnel à Israël, restructuration de l’aide étrangère, guerre contre les syndicats… À lire nos bons chroniqueurs québécois, le Canada de Stephen Harper serait devenu la lie de l’humanité, un pays infréquentable, universellement détesté et une source inépuisable de honte pour ses citoyens…

Vraiment ?

La semaine dernière le Reputation Institute, un organisme bicéphale basé à New York et Copenhague, a rendu publique sa liste des cinquante pays les plus admirés et respectés. Devinez qui arrive premier pour la 3e année consécutive ? Hé oui, le Canada ! Nous devançons la Suède et la Suisse.

Les résultats du Reputation Institute sont basés sur des sondages après de 27 000 personnes.

Voilà qui tranche avec l’opinion de nos chroniqueurs qui voudraient bien nous faire croire que le Canada est devenu un paria sur la scène internationale.

Reputation Institute
2013 Country RepTrak


1 juillet 2013

Construction: la plus scandaleuse des statistiques Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Le coût unitaire de main-d’oeuvre représente le ratio du salaire horaire par rapport à la productivité du travail. Autrement dit, cet indice mesure qu’elle est le salaire d’un travailleur par rapport à ce qu’il produit, c’est un peu une mesure d’un rapport « qualité/prix ». Le coût unitaire de main-d’oeuvre augmente lorsque la rémunération horaire s’accroît plus rapidement que la productivité du travail. Il est fréquemment utilisé pour mesurer les pressions inflationnistes dues à la croissance des salaires.

Pour véritablement prendre mesure de la situation dans la construction, le coût unitaire de main-d’oeuvre représente selon moi la statistique la plus importante, car elle répond à la question « en avons-nous pour notre argent ».

Voici comment a évolué le coût unitaire de main-d’oeuvre au Québec depuis 2007 (année où Statistique Canada a commencé à compiler des chiffres).

Construction Salaire

Par rapport aux salaires gagnés, les ouvriers de la construction produisent moins, beaucoup moins, que ceux de l’ensemble des secteurs de l’économie du Québec. Encore pire, il y a eu une importante dégradation de ce rapport « qualité/prix » au fil des ans.  Si le coût unitaire de main-d’oeuvre n’a augmenté que de 8,7% dans l’ensemble de l’économie, il a augmenté, en l’espace de seulement 5 ans, de 23,8% dans le secteur de la construction.  Une situation absolument inconcevable…  Autrement dit, par rapport à leur apport économique, les travailleurs de la construction sont déjà sur-payés i.e. nous n’en avons pas pour notre argent.

Pour une province pauvre comme le Québec, cette pression inflationniste dans un secteur névralgique comme celui de la construction est tout simplement insoutenable.

Source:
Statistique Canada
Tableau 383-0029


1 juillet 2013

Quand l’Église réchauffiste tremble… Environnement International Revue de presse

Chicago Tribune

Study opens new cracks in scientific front on climate change
Chicago Tribune

A major recent study has put the cat among the pigeons on climate change, challenging the size of the problem in the near-term and the role of a recent slowdown in warming.

The paper, published in the journal Nature Geoscience in May, involved scientists from 14 institutions and calculated that more extreme climate change was now less likely, after taking into account slower warming in the past decade.

The science, for its part, reflects a vastly complicated climate system and the number of variables at play, although there is some hope that new research plus observed warming may resolve some uncertainties by the end of the decade. The new paper’s key conclusion, at least politically, is that it forecasts the long-term impact of a doubling of CO2 levels on the earth at 2 degrees of warming.

The estimate of 2 degrees is lower than the IPCC estimate by a whole degree and, interestingly enough, precisely in line with the maximum safety limit that every climate conference for the past five years has put on warming.

The science shows a complicated problem which is hard to pin down, and is therefore struggling to engage voters. And the more cracks appear in the consensus that climate change demands urgent action, the less political will there will be to do more.

Il y a quelques années quand les médias nous annonçaient une accélération du réchauffement climatique, on faisait taire les détracteurs en disant « la science a parlé et le débat est clos ». Aujourd’hui, on apprend que finalement, ce sont les sceptiques qui avaient raison… Les médias québécois en parleront-ils ?