Antagoniste


27 juin 2013

Une fête nationale… science humaine sans math ! Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Lors d’une fête prétendument nationale, le pape de l’île aux génies, Guy A Lepage, a affirmé que si le Québec était dans le trou (au moins il reconnaît que nous sommes dans le trou), c’est à cause des méchants paradis fiscaux:

« C’est à cause d’eux si on doit tous s’endetter davantage pour combler ce qu’ils nous ont volé »…

Vraiment ?

De l’aveu même du leader maximo, citant Statistique Canada, à l’échelle canadienne c’est 170 milliards de dollars qui seraient cachés dans les paradis fiscaux. Sachant que le Québec représente environ 20% de l’économie canadienne, on peut supposer que des 170 milliards, 34 sont d’origines québécoises.

Cela peut sembler une grosse somme, mais sachez que si demain matin, avec un coup de baguette magique, le gouvernement du Québec pouvait saisir tout cet argent, il pourrait rembourser à peine 13,3% de la dette qui s’élève à 256 milliards. Désolé mais on est loin du compte…

Donc, quand le Sean Penn des pauvres affirme que c’est à cause de l’évasion fiscale qu’on a dû s’endetter, vous pouvez répondre tous en coeur: bullshit ! Si le Québec est dans le trou, c’est à cause de nos programmes sociaux qui sont devenus des machines à acheter des élections (comme pour la construction, mais sur une échelle bien plus vaste et avec notre assentiment).

De plus, encore une fois, les gauchistes sont incapables de faire un constat fondamental: les paradis fiscaux ne sont pas un problème, ils sont le symptôme d’un problème i.e. s’il y a des paradis fiscaux, c’est parce qu’il y a des enfers fiscaux (dont le Québec fait partie)!

Et si au lieu de dénoncer l’évasion fiscale, on faisait du Québec un paradis fiscal ! Il vaut mieux taxer 100$ à un taux de 1% que de taxer 0$ à un taux de 50%, le 100$ ayant fui vers le pays qui taxe à 1%…


27 juin 2013

Les privilégiés Canada Économie En Chiffres Québec

Pour faire suite à mon billet sur la construction publié mardi, je me suis amusé à comparer la rémunération horaire dans différents secteurs de l’économie histoire de savoir quels sont les endroits qui accusent le plus grand retard par rapport au Canada.

Ainsi, pour chacun des principaux secteurs de l’économie, j’ai calculé quelle était la proportion du revenu des Québécois par rapport à celui des Canadiens.  Par exemple, un rapport de 95,6% signifie que pour ce secteur, la rémunération horaire moyenne des Québécois représente 95,6% de celle des Canadiens i.e. le salaire horaire des Québécois est 4,4% inférieur à celui des Canadiens.

Les résultats:

Salaire Québec

En moyenne, le salaire horaire d’un québécois représente 92,8% du salaire horaire d’un Canadien (-7,2%).  Les secteurs situés sous ce seuil sont les plus affligés par le retard salarial observé au Québec.

Par contre, l’industrie de la construction est l’un de très rare secteur de l’économie québécoise à avoir des salaires supérieurs à ceux Canada.  On parle d’une proportion de 100,9% (+0,9%).  Basé sur ces chiffres, on voit que le secteur de la construction au Québec est celui qui est le moins affligé par un retard salarial.  À l’opposé du spectre, on retrouve l’industrie pétrolière et gazière qui doit se contenter de 74,9% d’une rémunération horaire canadienne (-25,1%).

Les ouvriers de la construction au Québec font partie d’une classe privilégiée.

Source:
Statistique Canada
Tableau 383-0029


27 juin 2013

Un refroidissement du consensus Environnement International Revue de presse

The Economist

Climate change: a cooling consensus
The Economist

GLOBAL warming has slowed. The rate of warming of over the past 15 years has been lower than that of the preceding 20 years. There is no serious doubt that our planet continues to heat, but it has heated less than most climate scientists had predicted. Nate Cohn of the New Republic reports: « Since 1998, the warmest year of the twentieth century, temperatures have not kept up with computer models that seemed to project steady warming; they’re perilously close to falling beneath even the lowest projections ».

But there’s no way around the fact that this reprieve for the planet is bad news for proponents of policies, such as carbon taxes and emissions treaties, meant to slow warming by moderating the release of greenhouse gases. The reality is that the already meagre prospects of these policies, in America at least, will be devastated if temperatures do fall outside the lower bound of the projections that environmentalists have used to create a panicked sense of emergency. Whether or not dramatic climate-policy interventions remain advisable, they will become harder, if not impossible, to sell to the public, which will feel, not unreasonably, that the scientific and media establishment has cried wolf.

The Economist a été l’une des publications qui ont le plus défendu l’hypothèse réchauffiste. Aujourd’hui, le célèbre magazine commence à prendre ses distances… Qui dans les médias québécois fera preuve de la même lucidité ?

Rappelons qu’il y a quelques années, les réchauffistes prédisaient une accélération du phénomène et quiconque osait les contredire se faisait invariablement répondre: the debate is over, the science is settled.