Un régime de retraite à prestations déterminées, c’est un peu la Cadillac des régimes de retraite. Ce type de régime est conçu de sorte à fournir un revenu de retraite, peu importe les variations dans la situation économique, le rendement des placements et les taux d’intérêt. Il va sans dire que ce type de régime est très coûteux.

Voici comment a évolué la popularité de ce type de régime dans les secteurs publics et privés au Canada depuis 1974 (début des statistiques):

Retraite Canada

En 1974, 53,9% des gens profitant d’un régime de retraite à prestations déterminées appartenait au secteur privé, contre 46,1% pour le secteur public.  En 2011, renversement complet de la situation: seulement 34,1% vient du secteur privé et 65,9% vient du secteur public.

Ce graphique montre aussi que plus le secteur privé délaissait les régimes de retraite à prestations déterminées, devenus trop onéreux, plus le secteur public décidait d’y avoir recours !

Qui paye pour ces régimes de retraite ?

Retraite Canada

Dans le secteur public, quand les régimes à prestations déterminées sont devenus très populaires au début des années 2000, la proportion des cotisations venant de l’employeur a bondi de manière non négligeable, passant de 71,0% à 83,8%, une augmentation de 18,0%.  Au privé, cette proportion est restée relativement stable, oscillant entre 50% et 60%.

Pour ceux qui n’ont pas encore réalisé, l’employeur dans le secteur public c’est le gouvernement et le gouvernement c’est…  nous !  Du moins en théorie…   Le financement des régimes de retraite à prestations déterminées dans le secteur public doit représenter un autre de ces fameux « choix de société » qui a été pris une journée où « la société » était absente de la table des négociations, trop occupée à travailler…

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 280-0012 et 280-0026