Partenariat public-privé Depuis quelques semaines, on peut entendre à la radio une publicité du Syndicat canadien de la fonction publique dans laquelle un personnage, sur un ton pas très dégourdi, nous annonce que la construction d’un nouveau pont Champlain en formule de PPP sera catastrophique puisque cela va coûter plus cher.  De plus, on affirme aussi, le plus sérieusement du monde, que le Québec risque d’y perdre son expertise en gestion de pont…

Au niveau de l’expertise, je vois mal comment le Québec pourrait perdre quelque chose qu’il n’a jamais eu…  Il suffit de voir l’état lamentable de nos ponts, surtout du pont Champlain, pour réaliser que le gouvernement n’a aucune expertise en la matière…

Au niveau des coûts, le Syndicat canadien de la fonction publique semble avoir oublié l’existence du pont de l’A25, le tout premier PPP d’importance au Québec.  Ce projet n’a subi aucun retard, il a même été terminé avec 4 mois d’avance, et il n’y a eu aucun dépassement de coût, le gouvernement a même réalisé des économies de l’ordre de 200 millions de dollars.  Encore mieux, le succès de ce pont va permettre au gouvernement de mettre la main sur plusieurs millions de dollars en revenus !

En passant, tous les ponts construits au Canada dans le cadre d’un PPP ont respecté les budgets et les échéanciers de construction.  Difficile de faire mieux.

De quoi le Syndicat canadien de la fonction publique a-t-il peur ?  Que l’on prouve de manière éloquente que le secteur privé fait un meilleur travail que le secteur public ?