En 2000, l’ONU avait exprimé le souhait de réduire de moitié la proportion de gens vivant dans l’extrême pauvreté (revenu inférieur à 1,25$/jour) d’ici l’an 2015.  Objectif irréaliste ?  Pas du tout, voyez par vous-même:

Mondialisation

À l’échelle mondiale, l’extrême pauvreté est passée de 43,05% en 1990 à 20,63% en 2012, une réduction de 52,1% qui permet d’atteindre le but fixé en 2000 avec 5 années d’avance !  La population mondiale a augmenté de 2,4 milliards de personnes entre 1981 et 2010, mais le nombre de gens vivant dans la pauvreté extrême a été réduit de 723 millions de personnes.

Élément important de l’histoire, la mise en place du processus de mondialisation au début des années 90 qui s’est concrétisé en 1995 avec la fondation de l’Organisation Mondiale du Commerce qui a permis d’enclencher le processus de néo-libéralisation des économies.  Les véritables progrès contre la pauvreté extrême ont été observés au moment où les marchés se sont libéralisés i.e. la mondialisation, qui a été accélérée par le travail de l’OMC, a permis une meilleure redistribution de la richesse.

Voici dans quelle proportion la pauvreté extrême a été réduite depuis la création de l’OMC:

  • Europe et Asie centrale: -80,4%
  • Asie de l’est & Pacifique: -75,4%
  • Amérique latine: -51,5%
  • Moyen-Orient & Afrique du Nord: -49,4%
  • Asie du sud: -40,0%
  • Afrique sub-saharienne: -18,4%
  • MONDE: -49,7%

Dans le cas de l’Asie de l’Est du Pacifique, les progrès sont absolument phénoménaux.  Voici comment a évolué la proportion de gens gagnant moins de 2,50$/jour:

Mondialisation

Une réduction de 52,4% depuis la fondation de l’Organisation Mondiale du Commerce.

La région du monde où les progrès ont été les plus faibles, l’Afrique sub-saharienne, est aussi la région qui a été la moins mondialisée.  Ce qui a fait dire à Johan Norberg:

« Is the problem here lack of access to clean water? No. Is it starvation? No. Is it lazyness? Definitely not. No, it’s poverty due to lack of growth, due to lack of reform. Everything else is just a symptom of that. In fact, even the biggest horrors – famine and war – have political causes. No democracy has ever been inflicted by a famine, and no two democracies have ever made war on each other. Africa has been subjected by socialism, gangster rule and protectionism. Africa has not been too globalized; it has been too marginalized. »

Les altermondialistes sont d’une hypocrisie honteuse, doublée d’une morale plus que douteuse. Pour eux, il est plus légitime que les Africains meurent de faim plutôt que de se faire « exploiter par le néo-libéralisme »  pour augmenter leur niveau de vie. On dirait bien que les néolibéraux sont plus solidaires qu’on le dit et que les altermondialistes sont plus égoïstes qu’on le pense…

Source:
Banque Mondiale
PovcalNet: an online poverty analysis tool