Question de donner la réplique à l’absurde projet de loi péquiste concernant la souveraineté alimentaire, je me suis permis de dépoussiérer quelques billets traitant de cette question.

L’achat local permet-il de réduire les émissions de gaz à effet de serre comme le prétend le ministre Gendron? Absolument pas! Billet originalement publié le 17 mai 2007.

Food MilesLe nouveau concept à la mode chez les écologistes/protectionnistes ?

Le "food miles".

Selon ce concept, il faut impérativement acheter des aliments produits localement parce que l'importation de denrées alimentaires génère des gaz à effet de serre (GES).

L'université Lincoln s'est penchée sur la question pour découvrir que… le concept est faux ! Dans une région non propice à l'agriculture (comme le Québec), la production d'un aliment créée plus de GES que son importation d'une région qui est propice à l'agriculture. Pourquoi ?

Parce que la distance ne fait pas foi de tout dans le calcul des GES émis. Dans une région non propice à l'agriculture, on doit utiliser plus de fertilisant (grand producteur de GES), avoir un important travail mécanique de la terre (tracteurs) et utiliser une infrastructure plus énergivore (serres, établissements chauffés).

À titre d'exemple, voici la comparaison des GES émis pour: la production en Angleterre -vs- la production/importation de la Nouvelle-Zélande vers l'Angleterre:

Produits laitiers:
Production en Angleterre: 2 920,7 kg de GES par tonne de produits laitiers
Production & importation de la Nouvelle-Zélande vers l'Angleterre: 1 422,5 kg de GES par tonne de produits laitiers

Pommes:
Production en Angleterre: 271,8 kg de GES par tonne de pommes
Production & importation de la Nouvelle-Zélande vers l'Angleterre: 185,8 kg de GES par tonne de pommes

Agneaux:
Production en Angleterre: 2 849,1 kg de GES par tonne de viande
Production & importation de la Nouvelle-Zélande vers l'Angleterre: 688,0 kg de GES par tonne de viande

Source:
Lincoln University
Food Miles – Comparative Energy/Emissions