Sweatshop

L’effondrement de l’édifice Rana Plaza, une sweatshop située au Bangladesh, représente une tragédie sans nom…  Par contre, s’il est normal de s’indigner des risques pris par le propriétaire des lieux et d’exiger que la justice punisse le responsable, il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain…

Dans Le Devoir, on décrit les sweatshop bangladeshies comme étant des « ateliers de misère ».  Certains vont même jusqu’à dire que ces usines appauvrissent les pays dans lesquels elles s’installent.  La réalité est tout autre…  Voici une vérité qui risque de déranger les gauchistes…

Au Bangladesh, le salaire horaire dans les sweatshops est de 52¢/h*.  Cela peut sembler très peu, la plupart diront même que les ouvriers sont exploités.  Donc, une personne travaillant 8 heures par jour dans un sweatshop aura droit à un salaire quotidien de 4,16$*. Ce qu’il faut savoir c’est qu’au Bangladesh 76,5% de la population vit avec moins de 2$* par jour !

Donc, travailler 8 heures par jour 5 jours par semaine dans une sweatshop bangladeshie permet de gagner 20,8$* par semaine.  Pendant ce temps, les ¾ de la population doivent se contenter d’un salaire hebdomadaire qui sera, dans le meilleur des cas, inférieur à 14$*.

Contrairement à ce qu’on peut entendre à gauche, les sweatshops n’appauvrissent pas les pays, ils les enrichissent !  Il ne s’agit pas ici de dire que le travail dans ses usines est facile ou que la tragédie du Rana Plaza est acceptable, mais seulement de prendre conscience que les sweatshops sont, pour beaucoup de gens dans les pays pauvres, un tremplin vers une vie meilleur, une opportunité de laisser à ses enfants une vie plus facile.  Ce n’est pas pour rien si des gens décident d’aller travailler dans les sweatshops, ils ne sont pas obligés, ils le font, car l’alternative est encore pire !  Donc, quand la gauche « solidaire » parle de faire fermer les sweatshops dites-vous bien ceci: qui veut faire l’ange fait la bête…

Pour bien comprendre l’utilité économique des sweatshops, deux extraits du documentaire « Globalisation is good » de Johan Norberg. Voici comment la mondialisation, via les sweatshops, peut sortir un pays de la pauvreté.

1-Comment les sweatshops rendent les Vietnamiens plus riches et plus instruits:

2-en une génération, grâce au sweatshops, Taïwan est devenue une capitale mondiale de la haute technologie:

*Tous les montants présentés dans ce billet sont exprimés en dollars internationaux ajustés au pouvoir d’achat.

Source:
Banque Mondiale
Bangladesh

En bonus, ces deux autres vidéos.