Voici une série de billets qui sera consacrée au déclin économique du Québec. Toutes les semaines, deux indicateurs économiques seront juxtaposés, histoire de voir dans quelle direction le Québec évolue…

Voici le poids relatif du Québec dans la fédération canadienne en ce qui a trait aux dépenses d’immobilisation dans les administrations publiques provinciales et à la population totale:

Déclin Québec
Ce secteur comprend les établissements dont l’activité principale est de nature gouvernementale: promulgation et interprétation judiciaire des lois et de leurs règlements d’application et administration des programmes établis sous le régime de ces lois et règlements d’application. Les services législatifs, la taxation, le maintien de l’ordre et de la sécurité publics, les services d’immigration, les affaires étrangères et l’aide internationale, ainsi que l’administration des programmes publics, sont toutes des activités de nature purement gouvernementale. Ne comprends pas le transport, la gestion et la distribution d’électricité; la distribution de gaz naturel; le traitement et la distribution de l’eau; l’exploitation des égouts et des usines de traitement des eaux usées, etc.

Les choses étaient pourtant bien parties.  En 1991 (la compilation de statistique Canada débute à cette date), 25,2% de la population canadienne vivait au Québec et 20,8% dépenses canadiennes en immobilisation dans les administrations publiques provinciales étaient réalisées au Québec.

Mais à partir des années 2000, la sauce se gâte…  En 2013, 23,1% de la population canadienne vivait au Québec et 31,7% dépenses canadiennes en immobilisation dans les administrations publiques provinciales étaient réalisées au Québec !  Encore pire, rien ne semble indiquer un retour au niveau observé durant les années 90.

Cette explosion des dépenses d’immobilisation dans un secteur qui est essentiellement dédié à la bureaucratie traduit bien la place de plus en plus démesurée que prend l’État dans l’économie québécoise.  Pour que les dépenses d’immobilisation dans les administrations publiques du Québec rejoignent notre poids démographique, celles-ci devraient être coupées de 1,4 milliard de dollars.

Source:
Statistique Canada
Tableau 029-0005

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