Le Figaro Magazine

Pourquoi ils quittent la France
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Alexandre Perrot vit et travaille à New York depuis un an

Il a fait des pieds et des mains auprès de son boss l’an dernier pour partir à New York et participer au développement international de la société de conseil en business intelligence pour laquelle il travaille. A 30 ans, Alexandre Perrot trouvait que la France offrait «un système trop sécurisé», qui «ne valorise et ne stimule pas les jeunes actifs». Faire toute sa carrière dans une même entreprise, très peu pour lui! «Ici, on peut se faire virer du jour au lendemain, mais du coup les opportunités pleuvent, raconte le jeune homme. En France on préfère tout limiter, tout sécuriser et en plus payer les gens qui ne travaillent pas…» Quand Alexandre regarde les infos venant de France, il ne regrette pas son choix. Surtout quand il a vu «le projet de loi qui a amené le mouvement des pigeons, dit-il. Qu’est ce qui leur est passé par la tête de vouloir tuer l’entreprenariat?». Au quotidien, c’est «la mentalité française» qui lui manque le moins, notamment l’absence de service, l’agressivité dans les rapports. «On dirait que les gens sont payés pour être désagréables et surtout ne pas vous rendre service, dit-il. Les gens aux Etats-Unis sont tellement plus aimables, souriants et compréhensifs. Il n’y a pas de comparaison.» Un credo qu’on entend souvent dans la bouche des expatriés français…

Impossible de lire sans penser au Québec…