Le Figaro

Athènes rêve d’or noir
Le Figaro

Pour réduire le déficit et résorber la dette, le premier ministre Antonis Samaras est prêt à tout plutôt que d’adopter de nouvelles mesures d’austérité, aussi impopulaires qu’inefficaces. Tandis que la troïka menace de couper les vivres au pays, sa dernière trouvaille consiste à tirer profit de la richesse supposée des fonds marins compris entre la Grèce et la Turquie.

À Athènes, face au président François Hollande, comme lors d’un récent tête-à-tête avec le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, à Istanbul, Antonis Samaras a fait de l’exploitation de gisements d’hydrocarbures une priorité. Se basant sur des indications préliminaires publiées dans plusieurs rapports internationaux, le premier ministre grec affirme qu’il existe de fortes probabilités de trouver gaz et pétrole au sud de la Crète, ainsi qu’en mer Ionienne.

Pour y voir plus clair, les autorités grecques ont confié, en début d’année, une mission exploratoire à la société norvégienne PGS. Celle-ci vient de s’achever et les résultats seront connus dans deux mois. Si ses espoirs se confirment, la Grèce lancera un appel d’offres aux compagnies de forage internationales pour exploiter ces gisements qui, dans les dix prochaines années, pourraient faire du pays l’un des fournisseurs stratégiques de gaz et de pétrole en Europe.

Même les Grecs ont fini par comprendre que pour se sortir de la merde, un pays devait impérativement ouvrir l’exploitation de ses ressources naturelles au monde. Par contre, ne comptez pas sur l’aile radicale du PQ pour faire ce constat. Au Québec, on est pauvre et les péquistes aiment ça !