Antagoniste


2 avril 2013

La fabrication du consentement, de la propagande médiatique en démocratie Coup de gueule États-Unis Hétu Watch

Merde JournalistiqueLe parti républicain et démocrate ayant dévoilé leur plate-forme budgétaire respective, un sondeur s’est livré à un exercice très intéressant qui est très révélateur sur le pouvoir et l’influence des médias.

Dans un premier temps, on a directement demandé aux Américains qui entre les républicains et les démocrates avaient le meilleur plan budgétaire, en ne donnant aucun détail supplémentaire.  Avec cette question, le parti démocrate recueille 35% de la faveur populaire contre 30% pour le parti républicain.

Dans un deuxième temps, on a demandé aux Américains quel scénario budgétaire ils préféraient: le scénario « A » prévoit des coupures de 5 billions de dollars, aucune hausse de taxes et un retour à l’équilibre budgétaire en 2023 et le scénario « B » prévoit une hausse de taxes et d’impôts de 1 billion pour les riches, 100 milliards de dépenses en infrastructure et aucun retour à l’équilibre budgétaire.  Bien que le scénario « A » correspond au plan républicain et le scénario « B » au plan démocrate, le sondeur a pris soin de ne pas mentionner de parti politique dans sa question.

En pareille circonstance, 55% des Américains disent préférer le scénario « A » des républicains contre un maigre 28% qui disent préférer le scénario « B » des démocrates.  Devant de pareils résultats, une conclusion s’impose, la campagne de diabolisation des médias contre le GOP porte fruit…

Cela n’est pas sans rappeler l’initiative de Kinston, une petite ville de la Caroline Du Nord, qui avait décidé par voie de référendum de ne plus inscrire sur ces bulletins de vote l’affiliation politique des candidats.  On voulait ainsi réduire le niveau de partisanerie et inciter les gens a voté pour les personnes et leurs idées avant de voter pour un parti.  Malheureusement pour Kinston, l’Administration Obama a interdit cette modification des règles électorales alléguant qu’elle était…  raciste !

Un bulletin de vote sans mention de l’appartenance politique des candidats.   Voilà une mesure que j’aimerais bien voir au Québec, les idées avant le parti !


2 avril 2013

Se faire fourrer Canada Économie En Chiffres Québec

Comme c’est la tradition depuis 2010, le premier avril marque une hausse de la taxe sur l’essence d’un sous le litre au Québec…

Histoire de voir dans quelles mesures les contribuables québécois se font avoir, non pas par les pétrolières, mais par le gouvernement, j’ai préparé un graphique indiquant le pourcentage de taxation dans les principaux marchés canadiens.  Portez attention aux villes québécoises (en bleues).

Taxes Essence Quebec

À titre indicatif, avant taxes, le prix de l’essence se détaille à 88,1¢/L à Montréal, contre 87,5 ¢/L à Calgary, des prix relativement proches.  Par contre, après les taxes, le prix à Montréal grimpe à 136,9¢/L contre 111,8¢/L à Calgary…

Au Québec, le gouvernement nous dit que les taxes sur l’essence servent à financer l’entretien du réseau routier et les réseaux de transport en commun.  Doit-on en conclure que le Québec se distingue comme étant la province avec les routes les mieux entretenues et le transport en commun le plus efficace ?

En passant, cette année le gouvernement péquiste a décidé de couper de 40% le budget alloué à l’entretien des routes.  Par contre, la hausse de taxes sur l’essence n’a pas elle aussi été coupée de manière équivalente…

Source:
Kent Group
Petroleum Price Data


2 avril 2013

Le déclin du pétrole ? Économie International Revue de presse

Financial Times

Oil demand is set to fall in the age of gas
Financial Times

The conventional wisdom holds that global oil demand will continue to rise. Demographics and the need to fuel emerging markets make it so, says the consensus in the energy industry. However, the consensus is wrong. This is due to the substitution of natural gas – often obtained through the hydraulic fracturing of shale rock, or fracking – for oil.

The shale revolution in the US has already upended energy markets. There is more to come. The market seems to be slowly accepting that the spread between gas and oil will stay wide for the foreseeable future.

In 2010 cars only accounted for about 22m barrels a day out of a global oil market of 87m b/d, to use the size given by Opec, the oil cartel. The rest of the demand comes from trucks (13m b/d), aircraft (5m b/d), ships (4m b/d), railways (2m b/d), petrochemicals (9m b/d), other industrial activity (14m b/d) and power (5m b/d) or heat generation (9m b/d).

Almost all of these sectors are using more and more natural gas, rather than oil. Aviation is an exception, though even here Boeing has a concept aircraft that runs on liquid natural gas and this year Qatar Airways made its first commercial flight running on a blend of conventional jet fuel and an oil-type fuel made from natural gas. In the US the shift is visible in strategies of many companies, from Warren Buffett’s railway BNSF, to UPS and FedEx parcel delivery fleets.

Il y a quelques années quand la théorie du pic pétrolier était à la mode, j’aimais bien dire que le pétrole allait être remplacé par une autre source d’énergie bien avant l’épuisement de cette ressource. Il va sans dire que les tenants de cette théorie devenaient hystériques quand on soulevait cette possibilité. On dirait bien pourtant que le temps est en train de me donner raison…