Antagoniste


27 mars 2013

Les extrémistes américains Coup de gueule Économie États-Unis Gauchistan Hétu Watch

Rules For Radicals Quand on compare la politique américaine à la politique canadienne, on nous dit toujours de faire attention dans nos comparaisons puisque le parti démocrate, à gauche sur l’échiquier politique américain, est plus à droite que notre parti conservateur, à droite sur l’échiquier politique canadien.

Vraiment ?

Imaginez si la semaine dernière, Jim Flaherty avait déposé un budget dans lequel on n’aurait pas prévu attendre le déficit zéro au cours des 10 prochaines années.   Le ministre conservateur aurait sans doute été critiqué de toute part.  On peut présumer qu’il aurait même été la cible des attaques des députés néo-démocrates qui, bien que sympathiques à l’idée de faire quelques déficits, ne seraient jamais assez fous pour proposer 10 années supplémentaires de déficit sans espoir d’équilibrer le budget.  Plus près de nous, même le péquiste Nicolas Marceau n’aurait jamais osé évoquer la possibilité d’une décennie supplémentaire de déficit lors de son dernier budget.

En bref, avoir comme politique économique d’enligner 10 années de déficit au terme duquel on n’atteint même pas le déficit zéro serait une idée qui serait indéfendable au Canada et au Québec, et ce, même chez la gauche.

Pourtant, c’est exactement ce que les démocrates ont proposé la semaine dernière lorsqu’ils ont accouché de leur premier budget en 4 ans: 10 années supplémentaires de déficit (malgré une hausse d’impôts salée) sans retour au déficit zéro !  Si on cherche des extrémistes aux États-Unis ce n’est pas du côté du Tea Party qu’il faut regarder, mais chez les démocrates.  D’ailleurs, le budget du Tea Party signifie un retour à l’équilibre budgétaire en 2023 seulement, même ici cette proposition serait inacceptable tant pour la gauche que pour la droite.

Cela montre à quel point le parti démocrate est devenu radical et idéologue depuis l’arrivée de Barack Obama.


27 mars 2013

Le pétro-socialisme Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Si l’Alberta est riche grâce au pétrole, pourquoi cette province est maintenant obligée de faire des coupures ?  Telle est la question sur les lèvres de la gauche depuis quelques semaines…

Pour répondre à cette question, allons voir ce que disent les chiffres, le résultat risque d’en surprendre plus d’un…

Pétro-Socialisme

Dans un premier temps, j’attire votre attention sur les programmes d’austérité mis en place par Lucien Bouchard, Mike Harris et Ralph Klein.  L’ampleur varie d’une province à l’autre, mais on peut voir un effort évident pour réduire les dépenses publiques, spécialement en Alberta et en Ontario.

Mais revenons sur le cas particulier de l’Alberta.  Cela peut étonner, mais au début des années 80, cette province dépensait plus que le Québec et beaucoup plus que la frugale Ontario.  Au début des années 90, l’arrivée de Ralph Klein, conjuguée à une baisse spectaculaire des prix du pétrole, engage la province sur le chemin de l’austérité.  Coupure soutenue des dépenses publiques au point où l’Alberta rejoint presque l’Ontario.  Mais, à partir des années 2000, la machine s’emballe et les dépenses explosent.  Cette période coïncide aussi avec l’augmentation du prix du pétrole et l’exploitation à grande échelle des sables bitumineux.

Les chiffres de Statistique Canada, qui s’arrêtent à 2009, montrent que l’Alberta avait presque rejoint le Québec !  Il est fort probable que dans les années qui ont suivi l’Alberta a rejoint sinon dépassé le Québec puisque l’arrivée du Wild Rose a poussé le parti conservateur au centre-gauche de l’échiquier politique.  Lors de la dernière campagne, Alison Redford avait une plate-forme électorale très généreuse.

La question de départ était la suivante: si l’Alberta est riche grâce au pétrole, pourquoi cette province est maintenant obligée de faire des coupures ? La réponse est assez simple: l’Alberta a été aveuglée par ses revenus pétroliers et la province s’est mise à trop dépenser.  L’Alberta n’a pas un problème de revenus, elle a un problème de dépenses.  Le pétrole a tendance à rendre les politiciens fous.  L’euphorie créée par l’exploitation de cette ressource fait en sorte que chaque nouveau dollar qui entre dans les coffres du gouvernement grâce à cette ressource sert de prétexte pour en dépenser 2…

C’est peut-être un aspect positif des moratoires péquiste sur le gaz de schiste.  La journée où le Québec exploitera cette ressource, chaque nouveau dollar qui va entrer dans les coffres du gouvernement sera dépensé plusieurs fois dans une multitude de programmes sociaux inutiles.  Comme pour l’Alberta, la manne des ressources naturelles pourrait se traduire par une détérioration des finances publiques.  Pour un politicien, le pétrole représente l’excrément du diable

Source:
Statistique Canada
Comptes économiques provinciaux et territoriaux : tableaux de données


27 mars 2013

L’équivalent de la kryptonite pour la mafia ! Économie Québec Revue de presse

MIT Technology Review

Self-Healing Concrete Uses Sunlight to Fix Its Own Cracks
MIT Technology Review

Even the tiniest cracks on the surfaces of concrete structures can lead to big problems if they aren’t immediately repaired. Now researchers have demonstrated a sunlight-induced, self-healing protective coating designed to fix cracks on the surface of concrete structures before they grow into larger ones that compromise structural integrity.

More resilient concrete structures like bridges and overpasses could save governments billions of dollars in annual expenses on repairs and maintenance. In recent years, a growing field of research has focused on developing self-healing mechanisms for a range of materials, concrete included. The authors of a new paper published in ACS Applied Materials and Interfaces say their demonstrated technology represents the first example of a self-healing protective coating for concrete.

The new coating contains polymer microcapsules, filled with a solution that, when exposed to light, turns into a water-resistant solid. The idea is that damage to a coated concrete surface would cause the capsules to break open and release the solution, which then would fill the crack and solidify in sunlight.

Du béton qui se répare lui-même grâce à la lumière du soleil. C’était mon clin d’oeil à la commission Charbonneau !