Antagoniste


25 mars 2013

Un slogan économique… Coup de gueule Économie Québec

Québec NationalismeEn fin de semaine avait lieu le conseil général de la CAQ qui a culminé avec le dévoilement du « Projet Saint-Laurent », un machin qui va engloutir des fonds publics en subventions et travaux d’infrastructure.  Autrement dit, rien de bien nouveau sous le soleil…

Question de m’amuser un peu, j’ai imaginé qu’elles auraient pu être les discussions qui ont mené à l’élaboration de ce « Projet Saint-Laurent ».  J’ai l’impression que mon scénario est assez proche de la réalité…

Conseiller politique #1: La prochaine élection arrive à grands pas, nous devons absolument nous trouver un thème pour nous démarquer.

Conseiller politique #2: Nous pourrions parler d’économie, c’est gagnant de parler d’économie en ce moment !

Conseiller politique #1: Bonne idée, nous pourrions annoncer un vaste plan de réduction des impôts, des taxes, de la paperasse et de la réglementation pour les entreprises !

Conseiller politique #2: Mauvaises idées.  Baisser les impôts ça ne permet pas de couper des rubans ou de faire de bons photo-ops, c’est trop impersonnel, trop vague, trop abstrait et difficile à vendre à la population, pas assez émotif.  Les gens ne verront pas l’utilité.  En plus, ce n’est jamais vendeur au Québec de rendre la vie trop facile aux entrepreneurs.

Conseiller politique #1: Ouais, tu as raison…  Que devons-nous faire alors ?

Conseiller politique #2: Nous ferons ce qu’on fait toujours au Québec quand on veut parler d’économie, nous allons annoncer un programme de subventions et de dépenses publiques !  On ne change pas une formule gagnante.  C’est simple, direct et facile à comprendre pour les électeurs.

Conseiller politique #1: Génial, si c’est l’État qui subventionne et qui paye, nous pourrons décider quel type d’entreprises nous voulons et où nous les voulons.  Si on ne fait que baisser les impôts, les entreprises pourront faire ce qu’elles veulent.  Non seulement nous ne pourrons pas en prendre tout le crédit, mais en plus on ne peut pas faire confiance aux entrepreneurs pour choisir des projets économiques structurants qui sont porteurs d’avenir et profitables au bien commun.  La classe politique doit garder le contrôle sur tout ça, contrairement aux entrepreneurs nous sommes élus, donc nous savons ce qui est bon pour la société.

Conseiller politique #2: Oui, il est plus facile de vendre un projet avec un plan quinquennal, cela impressionne et rassure les gens de savoir que nous pouvons planifier le développement économique en tirant sur les bons leviers.  Les Québécois aiment quand le gouvernement fait des projets de société. Par contre, juste donner des subventions et dépenser de l’argent ce n’est pas sexy, il faut trouver un slogan accrocheur.  Que dis-tu de « Projet St-Laurent » ?

Conseiller politique #1: Fantastique.  Tout le monde sait ce qu’est le St-Laurent, tout le monde aime le St-Laurent, en plus on peut y ajouter un spin nationaliste en disant que les Québécois vont se réapproprier leur fleuve.

Conseiller politique #2: Tu as tout compris.  On a un slogan accrocheur qu’on pourra vendre avec de belles images du fleuve qui s’adresseront aux émotions des électeurs.  Voilà comment on fait du développement économique au Québec.


25 mars 2013

Le « fonds » du baril… Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

C’était prévisible, les « élites » politiques et médiatiques ont toutes dénoncé la décision du gouvernement Harper de couper dans les crédits d’impôt des fonds de travailleurs, notamment le Fonds de solidarité FTQ et le Fondaction de la CSN.  Pour ma part, je constate que le gouvernement Harper a eu le courage de faire ce qu’aucun politicien québécois n’a eu le courage de faire, c’est-à-dire déplaire aux sacro-saints syndicats.

Un des arguments les plus utilisés pour défendre les fonds des travailleurs veut que ces vaches sacrées soient devenues des moteurs économiques essentiels à la survie et au développement des PME (exemples ici et ici).

Vraiment ?  Allons voir ce que disent les chiffres…

Voici le nombre d’emplois dans les PME par 1 000 habitants dans chacune des provinces.

FTCul

FTCul

Pour Industrie Canada, les PME sont des industries qui comptent moins de 500 employés.

L’Alberta, l’Ontario et l’Île-du-Prince-Édouard ont tous couper leurs crédits d’impôts aux fonds de travailleurs.

Si le Fonds de solidarité FTQ et le Fondaction de la CSN ont été des outils de développement des PME, cela ne se voit pas dans les chiffres.  Dans tous les classements, le Québec est à la traîne.  Donc quand on voudra vous faire croire que le Québec est devenu une pépinière à PME grâce aux Fonds de travailleurs, vous saurez quoi répondre.

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25 mars 2013

Les carrés rouges vénézueliens Gauchistan Revue de presse Venezuela

USA Today

Chavez backers, protesters clash in Venezuela
USA Today

Student protesters marching to protest against what they perceive as bias by Venezuela’s electoral council clashed on Thursday with supporters of the late President Hugo Chavez.

« We are here to demand fair and clean elections, » said Juan Urdaneta, a student leader who traveled hundreds of miles from the western state of Zulia to participate in the demonstration. The protesters marched behind a sound truck playing the national anthem into downtown Caracas, chanting and blowing plastic horns.

Police in riot gear blocked off the avenue leading to the National Electoral Council in downtown Caracas. About 100 government supporters quickly gathered and began throwing rocks and bottles at the students.

It was unclear how many people had been injured, but student leader activist Francisco Rodriguez said at least 10 people from his side had been hurt, most of them hit with rocks.

The students were demanding the electoral council eliminate requirements that voters have their fingerprints recorded before voting and that it prevent the government from seizing television and radio airwaves at will to allow acting president Nicolas Maduro to promote his candidacy.

Des étudiants vénézuéliens qui défient un gouvernement liberticide…

Ironiquement, les carrés rouges québécois sont de grands admirateurs d’Hugo Chavez… Qui se ressemble s’assemble !