Voici une série de billets qui sera consacrée au déclin économique du Québec. Toutes les semaines, deux indicateurs économiques seront juxtaposés, histoire de voir dans quelle direction le Québec évolue…

Voici le poids relatif du Québec dans la fédération canadienne en ce qui a trait à l’utilisation du mazout lourd et à la population totale:

Déclin Tranquille

En 2009 (dernières statistiques disponibles), bien que la population québécoise ne représentait que 23,2% de la population canadienne, 36,1% de tout le mazout lourd utilisé au Canada était brûlé au Québec !  Il y a bien eu une embellie significative au milieu des années 80, mais tous ces gains ont été effacés à partir des années 90.  La proportion de mazout lourd utilisé au Québec a toujours été supérieure à notre poids démographique.

Voici le poids relatif du Québec dans la fédération canadienne en ce qui a trait à l’utilisation du gaz naturel et à la population totale:

Déclin Tranquille

En 2009 (dernières statistiques disponibles), bien que la population québécoise ne représentait que 23,2% de la population canadienne, 8,3% de tout le gaz naturel utilisé au Canada était brûlé au Québec ! Il y a bien eu une légère embellie à la fin des années 80, mais c’est le calme plat depuis. La proportion de gaz naturel utilisé au Québec a toujours été inférieure à notre poids démographique.

Le mazout lourd est un déchet du raffinage pétrolier, est l’un des combustibles fossiles les plus polluants, à l’opposé du spectre, on retrouve le gaz naturel, l’un des combustibles fossiles le plus propres…

On parle souvent des conséquences « négatives » associées à l’exploitation du gaz de schiste, mais parle-t-on des conséquences associées au refus d’exploiter cette ressource ?

Car pour le moment, le Québec préfère importer de la cochonnerie plutôt que de produire localement une énergie propre.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 128-0002 & 128-0009

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