Antagoniste


11 mars 2013

Patrick Lagacé et les génuflexions Coup de gueule Gauchistan Québec

La semaine dernière, Patrick Lagacé a fait un gros caca nerveux parce que Céline Galipeau n’a pas été assez dure avec Mgr Marc Ouellet lors d’une entrevue réalisée pour le Téléjournal…  Patrick Lagacé est bien placé pour faire la leçon aux autres, car lui les questions softball il ne connaît pas ça; Patrick Lagacé pose les vraies questions et il ne craint jamais de choquer son invité en lui livrant le fond de sa pensée.

Pour preuve, cet extrait d’une entrevue réalisée avec Gabriel Nadeau-Dubois, un chef d’œuvre de hard-hitting journalism qui sera sans doute utilisé comme matériel pédagogique dans les cours d’ATM.  Attention, ça déménage!

Vraiment un grand moment de journalisme, pas comme Céline Galipeau qui est à genou devant ses invités !

MISE-À-JOUR

Patrick Lagacé avec le 2 août 2011 avec Sam Hamad, le ministre des transport de l’époque…

Le ton est légèrement différent quand on ne fait pas partie de la bonne gang.


11 mars 2013

Assurance ou mode de vie ? Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Il y a quelque chose de gênant à voir que seul le Québec, appuyer par ses syndicats, se mobilise pour contrer la réforme de l’assurance-emploi des conservateurs. Il y a bien quelques initiatives au Nouveau-Brunswick, mais c’est essentiellement au Québec que l’on chiale…

De voir principalement des politiciens et des syndicalleux québécois protester contre la réforme de l’assurance-emploi, constitue la plus belle preuve de l’échec du modèle québécois.   Si le modèle québécois nous avait donné une économie dynamique et prospère, comme c’est le cas dans la majorité des autres provinces, personne au Québec ne dénoncerait cette réforme, au contraire, elle serait saluée.  Pour le moment, la seule réalisation du modèle québécois aura été de faire du chômage une…  valeur québécoise… Un constat affligeant…

Pour prendre mesure de ce phénomène de dépendance vis-à-vis l’assurance-emploi, il suffit de regarder l’évolution de la durée moyenne du chômage depuis 1976:

Assurance-Emploi
Avant l’introduction du nouveau questionnaire de l’Enquête sur la population active, les données sur la durée du chômage étaient codées selon une limite supérieure de 99 semaines, étant donné que les valeurs ayant plus de deux chiffres ne pouvaient être traitées. Cependant, cette restriction ne s’applique plus avec le nouveau questionnaire. En conséquence, deux séries sont fournies pour la durée moyenne du chômage : a) une sans limite supérieure pour la durée du chômage qui débute en 1997 et b) une autre ayant une limite supérieure de 99 semaines pour les années 1976 à la plus récente.

La moyenne québécoise a toujours été au-dessus de la moyenne canadienne.  Les deux courbes se sont rapprochées lors de la dernière récession, mais maintenant que l’économie repart, on peut voir la même tendance se profiler.

Voici ce qu’on obtient pour dans chaque province:

Assurance-Emploi

Le Québec est bon dernier…  À titre indicatif, 22,2 semaines c’est presque 6 mois…  L’assurance-emploi est devenue un mode de vie !

L’Ontario talonne le Québec, mais rappelons qu’en 2008, avant la récession, la durée moyenne était de 14,6 semaines.

Jean Chrétien a déjà dit que si le Québec ne changeait rien, la province finirait par devenir un gros Nouveau-Brunswick.  Au début des années 80, la durée moyenne du chômage au Nouveau-Brunswick était de 17,7 semaines contre 16,9 au Québec.  Aujourd’hui, force est de constater que le Québec est devenu quelque chose d’encore pire qu’un gros Nouveau-Brunswick…

Voilà le résultat de cinquante ans de révolution tranquille et de modèle québécois…  Il serait temps de passer à autre chose…

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0048


11 mars 2013

France et Québec: même combat Économie France Revue de presse

Le Monde

« La France consacre trop d’argent à sauver des secteurs en déclin »
Le Monde

La France a consacré beaucoup trop d’énergie, de temps et de subventions à sauver des secteurs en déclin, en perdant de vue les autres voies qui passent par le renouvellement ou la conquête de nouveaux secteurs industriels. Notre économie ne peut pas être tirée par une industrie qui a été conçue soit après la seconde guerre mondiale pour l’automobile, soit dans les années 1970 pour Airbus, le TGV ou le nucléaire. Les dirigeants de l’industrie automobile disent eux-mêmes que pour qu’elle survive, il faut supprimer des postes.

Beaucoup de monde y trouve son intérêt. Le patronat et les syndicats sont enclins à défendre les industries vieillissantes. Le patronat semble n’avoir qu’une obsession : assouplir le droit du travail pour réduire toujours plus le coût de la main-d’oeuvre, et sauver ce qui peut l’être. Les syndicats sont surtout présents dans la vieille industrie et le secteur public. Ils défendent donc la survie de ces secteurs, sans suffisamment se préoccuper du sort de ceux qui sont précarisés, pour sauver l’industrie. Cependant, quand la demande de flexibilisation est trop forte, ils finissent généralement par céder, pas sur les droits de ceux qu’ils représentent, mais sur ceux des gens peu syndiqués, à savoir les non-diplômés, les femmes, les jeunes ou les migrants qui travaillent dans les services et pour qui les emplois atypiques se multiplient.

Deux observations.

Premièrement, en France, tout comme au Québec, on semble disposé à sacrifier les emplois du futur pour sauver les emplois du passé.

Deuxièmement, en France comme au Québec, les syndicats ont développé la fâcheuse tendance à sacrifier certains groupes de la population pour sauver leurs fesses… Libérez-nous des syndicats !