Chavez, grand écologiste
Ouvriers tentant de nettoyer un déversement de pétrole dans la rivière Guarapiche au Venezuela

Personne, absolument personne, ne devrait être surpris d’apprendre que Québec Solidaire est très affecté par le décès du kamarade Chavez.  Voici un court extrait d’un texte publié sur leur site web

« La mort d’Hugo Chavez plonge dans le deuil tous ceux qui dans la gauche politique œuvrent pour réduire les inégalités et pour une transformation écologique de nos sociétés. bla bla bla bla… »

Chavez, le Venezuela et « la transformation écologique de nos sociétés » !  No shit !  Ce n’est pas comme si le Venezuela était une pétro-économie (avec des sables bitumineux) dans le sens le plus pur du terme…

C’est donc à regret que je me dois d’informer mes kamarades solidaires que pour produire 1000$ de PIB, le Canada dégage 0,456 tonne de CO2. Pour la même production, le Venezuela dégage 0,926 tonne de CO2. Donc, à production égale, le Canada émet 2 fois moins de gaz à effet de serre que le paradis socialiste d’Hugo Chavez.

Ce n’est pas tout…

En 2011, on a compté 4 052 déversements de pétrole au Venezuela, une augmentation de 69,3% par rapport à l’année précédant.  Seulement 19% des sols et des eaux touchés par ses déversements ont été nettoyés. La plupart de ces déversements ont été causés par la vétusté des infrastructures pétrolières.

Toujours en 2011, PDVSA (la société d’État qui exploite le pétrole) a annoncé une réduction de 48,7% de ses budgets dédiés à la protection de l’environnement.

Je ne suis pas kremlinologue, mais aux dernières nouvelles le CO2 et les hydrocarbures socialistes avaient les mêmes propriétés que le CO2 et les hydrocarbures capitalistes…

Terminons avec cette citation du grand intellectuel vénézuélien Carlos Rangel (Du bon sauvage au bon révolutionnaire, 1976):

Carlos Rangel

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« C’est, pour les Latino-Américains un scandale insupportable qu’une poignée d’Anglo-Saxons, arrivés dans l’hémisphère beaucoup plus tard que les Espagnols et dans un climat si rude qu’il s’en fallut de peu qu’aucun ne survécût aux premiers hivers, soient devenus la première puissance du monde. Il faudrait une impensable autoanalyse collective pour que les Latino-Américains puissent regarder en face les causes de ce contraste. C’est pourquoi, tout en sachant que c’est faux, chaque dirigeant politique, chaque intellectuel latino-américain est obligé de dire que tous nos maux trouvent leur explication dans l’impérialisme nord-américain. »

P.-S. Il existe une communauté vénézuélienne très nombreuse et vivante à Calgary, je vous laisse devinez pourquoi