N’ayant manifestement pas peur du ridicule, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques, l’IRIS pour les intimes, a affirmé la semaine dernière non seulement que les Québécois ne sont pas les plus imposés en Amérique du Nord, mais qu’en plus le Québec serait un paradis fiscal par rapport au reste du Canada et aux États-Unis.
Comment peut-on parvenir à une telle conclusion ? Tout simplement en remuant ciel et terre pour trouver une classe de contribuables qui profite du système, dans le cas présent un couple avec 2 enfants et un salaire de 43 710$. C’est un peu comme si on cherchait un fumeur dont le décès n’est pas relié à la consommation de tabac et qu’on conclurait que le tabac n’est pas nocif pour la santé. Notez aussi que le calcul de l’IRIS ne tient pas compte des taxes (TVQ, scolaire, municipale, etc.) et des différents frais…
Pour comparer le fardeau fiscal global des Québécois, on peut utiliser l’indice du « jour de la libération fiscale », c’est-à-dire le nombre de jours qu’il faut aux contribuables pour payer l’ensemble des taxes et impôts aux différents paliers de gouvernement. Voici ce qu’on obtient pour l’Amérique du Nord.

Le Québec se classe à l’avant-dernière position, devancé uniquement par Terre-Neuve. Ce n’est la pire place au classement, mais c’est à des années-lumières du paradis fiscal décrit par l’IRIS. De plus, c’est au Québec que le fardeau fiscal a le plus augmenté depuis la fin de la récession (2009), 12 jours supplémentaires pour la libération fiscale, la pire performance au Canada. Une fois les hausses d’impôts de maman Pauline comptabilisées, le Québec risque de se retrouver dans le fond du classement.
Mais le « jour de la libération fiscale » ne raconte pas toute l’histoire, il ne tient pas compte de l’impôt payé par les corporations, un fardeau fiscal qui est indirectement payé lui aussi par les contribuables. Mais un indice calculé par l’Institut Fraser, à partir des revenus fiscaux totaux du gouvernement en proportion du PIB, permet de régler ce problème. Voici ce que l’on obtient (10 représente la meilleure note, 0 la pire):

Le Québec se classe… bon dernier !
On est loin du paradis fiscal décrit par l’IRIS…
Sources:

Canadians Celebrate Tax Freedom Day on June 11, 2012
Economic Freedom of North America 2012





















Rien de surprenant de leur étude. Ce sont des sociologues et politicologues qui travaillent là :
«Sur ses onze chercheurs en titre, huit sont diplômés en sociologie ou en politique et un seul se dit économiste.»
http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/francis-vailles/201303/04/01-4627432-limpot-des-quebecois-et-les-contorsions-de-liris.php
Vanter la cigarette parce qu’un seul à réussis à s’en sortir est processus malhonnête et scandaleux. Les faits sont que le québec arrive toujours dernier en matière fiscale. Le fisc québécois est partout.
… et ça va empirer… on a rien vu!
N’empêche que le concept de charge fiscale nette amène une perspective différente, si on l’applique avec honnêteté à l’ensemble des contribuables plutôt qu’à des ménages sélectionnés.
C’est injuste de ne pas tenir compte des prestations qui sont en effet plus généreuses au Québec. Je déteste que notre argent transit inutilement par l’État, mais on ne peut pas non plus ignorer cette réalité dans des comparables.
Merci pour les infos.
Dubuc abonde dans le même sens:
http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201303/04/01-4627631-le-quebec-paradis-fiscal.php
Y-a-t’il seulement UN seul économiste de renom chez IRIS???
Voici le parcours académique de chacun de leurs chercheurs. Voyez-vous la tendance?
BA Science Po, UQÀM
MA Sociologie, UQÀM
BS Sciences de l’environnement, UQÀM
MS Économie, UQÀM et PhD Relations industrielles, UdeM
MA Science Po, UQÀM
PhD Science Po, U de Ottawa
MA Science Po (concentration: études féministes), UQÀM
BBA HEC et MA Science Po, UQÀM
BA Science Po, UQÀM et PhD Science Po, York
Le gars qui a fait son BBA au HEC a dû tout oublier de ses cours d’économie.
Cette « étude » ne méritait même pas de commentaires….
HAHAHAHAHA merci à mon collègue de m’avoir fait découvrir la belle bande de clown de ce site (auteur et commentaires).
Cet article et un beau ramassis de désinformation du début à la fin. Les déformations, les raccourcis grossiers, etc. sont si nombreux en si peu de mots qu’en faire la liste serait trop long pour un seul commentaire…
Et le procès des champs d’études autres qu’économistes… vous êtes vraiment trop drôle. Visiblement vous n’avez aucune idée de ce qu’est un économiste.
Institut SOCIOéconomique / sociologue… faut vous faire un dessin ? Vous pouvez additionner 1 + 1 ou il vous faut un « économiste » pour vous expliquer le lien ?
Continuez de vous enculer le cerveau par les publicitaires de Fraser et profitez en pour me traiter de gauchiste au lieu de vous remettre en question.
Francis Pelletier
Non, je pense qu’on avait tous compris que le SOCIO dans SOCIOéconomique c’était un synomme de propagande merdique.
Bravo pour l’argument qui est typique des SOCIOéconomistes.
Mon petit Francis, explique nous tout ces désinformations et raccourcis grossiers que tu vois ?
Ça prend juste des sociologues pour penser que le Québec est un paradis fiscal… Étrange quand même que notre solde migratoire soit négatif.
« Les déformations, les raccourcis grossiers, etc. sont si nombreux en si peu de mots qu’en faire la liste serait trop long pour un seul commentaire »
Commencez par 1, juste pour voir…
« Cet article et un beau ramassis de désinformation du début à la fin. »
Expliquez votre point de vue, SVP?
Pour un économiste, 1+1=2.
Pour un socioéconomiste, 1+1=… ça dépend…
Pour un mathématicien 1+1 = 2
Un bon comptable te demande, combien veux-tu que ça donne ?