Se plaindre de l’existence du « 1% » c’est comme se plaindre de l’existence de la gravité, on a beau rouspéter, mais peu importe le pays, la langue, la culture, la religion ou le système politique, la gravité et le « 1% » ont toujours existé et existeront toujours.
Ce qui compte c’est que les gens qui composent le « 1% » se renouvellent continuellement, démontrant ainsi que n’importe qui peut faire partie de cette élite et qu’une fois parvenue à cet échelon, il faut continuer à travailler pour y rester. Autrement dit, un renouvellement perpétuel du « 1% » est un signe de grande mobilité sociale.
Voici la proportion du « 1% » qui se trouve dans le même quantile de revenu qu’il y a cinq ans, autrement dit, la persistance du revenu élevé dans le « 1% ».

Pour la majorité des provinces, lorsque vous faites partie du « 1% », vous avez 1 chance sur 2 de vous retrouver dans un quantile inférieur au bout de cinq ans i.e. 50% de chance de voir votre revenu diminuer de manière relativement importante. Voilà qui démolit le mythe gauchiste voulant que faire partie du « 1% » représente un abonnement à vie. Bien au contraire, avec 50% des chances de diminuer de salaire sur une période de cinq ans, on constate plutôt que cette classe se renouvelle constamment i.e. qu’il y a beaucoup de mobilité sociale.
Notons par contre que le Québec et l’Ontario se distinguent comme ayant le « 1% » le moins mobile. À l’opposé, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan et l’Alberta ont une persistance de revenu élevé en deçà du 50%. De plus, toujours concernant l’Alberta et la Saskatchewan, cette proportion a diminué entre les années 90 et 2000 !
Voici comment la persistance du revenu élevé a évolué entre les années 90 et 2000 pour chacune des provinces:

Les deux provinces où la mobilité a le plus reculé: l’Ontario et le Québec. Les deux provinces où la mobilité a le plus augmenté: l’Alberta et la Saskatchewan.
C’est donc dans les deux économies les plus libres et les plus dynamiques au Canada que le « 1% » se renouvelle le plus. C’est dans les deux économies les plus sclérosées, voire socialiste pour le Québec, qu’il est le plus facile de s’accrocher à son statut social. Un autre mythe gauchiste qui vole en éclat !
Morale de l’histoire: les économies dynamiques offrent une mobilité sociale dynamique; les économies sclérosées offrent une mobilité sociale sclérosée.
Source:

Tableaux 204-0001




















Le 1% dont les socialistes se plaint vraiment, c’est celui qui a atteint sa position grâce au gouvernement, les fameux altruistes dont parlait Ayn Rand. Mais le 99% veut plus de gouvernement…
Excellent billet!
Jai récemment fait une analyse sur la mobilité concernant les États-Unis et le Royaume-Uni ici:
http://minarchiste.wordpress.com/2012/12/05/la-grande-courbe-de-gatsby-inegalites-vs-mobilite/
Ce tableau vaut particulièrement la peine d’être vu; il montre que la mobilité pour le plus bas quintile de revenu est la même aux États-Unis et au Royaume-Uni que dans les pays Scandinaves. La différence se situe surtout au premier quintile.
http://minarchiste.files.wordpress.com/2012/11/mobility1.jpg?w=762&h=326
Excellent billet. Vraiment excellent.
Les écarts de richesse, c’est une chose. On peut discuter de ses avantages et de ses inconvénients. Est-ce stimulant, est-ce que ça augmente la criminalité, est-ce moral… ça se discute.
Mais la mobilité sociale? Qui est contre la mobilité sociale? Voilà à mon avis un indicateur beaucoup plus important pour 2 raisons: il est plus facile à mesurer de façon fiable et il est plus facile de s’entendre sur l’évolution souhaitée.
Tout ce que je lis sur ça m’intéresse. Alors ce billet devient un de mes préférés des 3 derniers mois. En fait probablement un peu plus.