Les gauchistes aiment beaucoup dire qu’en Suède, l’université c’est gratuit. C’est juste. Par contre, ce qu’ils ne disent pas, c’est que les universités suédoises sont réservées à l’élite estudiantine.
Voici un résumé de ce qu’on retrouve sur le site Antagning, le portail des universités suédoises:
Tous les étudiants qui postulent pour un programme ou un cours sont mis en concurrence avec les autres étudiants pour obtenir une des places disponibles. Les places sont offertes en fonction de la « cote de mérite » des candidats. La « cote de mérite » est calculée selon des critères propres à chaque université, qui classe ensuite les élèves pour déterminer qui sera admis. Meilleure est la « cote de mérite », meilleures sont les chances d’être admis dans un programme ou un cours. La « cote de mérite » est calculée à partir des résultats académiques, mais les universités peuvent aussi considérer d’autres facteurs comme des expériences de travail ou des entrevues de sélection. Dans la majorité des programmes, il y a plus d’applications que de places disponibles.
À titre d’exemple, voici la grille d’évaluation de l’Université de Malmö.
Est-ce que les gauchistes accepteraient un tel système basé sur l’excellence et la performance ?
On peut en douter… Voyez-vous, en 1974 le gouvernement de Robert Bourassa a mis en place un test d’aptitude aux études universitaires (TAEU). La même année, les étudiants ont fait la grève, avec succès, pour réclamer le retrait de ces tests…
Pour les gauchistes, les universités sont comme les CPE. Elles ne sont pas des lieux de haut savoir, mais des endroits qui servent à occuper et distraire des enfants en attendant qu’ils deviennent matures.
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Pas d’hier que nos politiciens sont des couillions.
Je ne suis pas certain que ce que fait la Suède soit bon, c’est fortement élitiste et plutôt arbitraire, alors que c’est payé par les contribuables. Imaginez au Québec, ils laisseraient fort probablement entrer seulement des GND et autres parasites.
Payer le vrai prix me semble encore la meilleure façon, ça exclut les enfants roi et on évite que le gourvernement et ses amis décident de qui est « du bon bord ».
Des bourses sont encore possible pour les faibles revenus qui démontre de l’excellence.
Il est intéressant de constater que ça a pris plusieurs années à Martineau pour comprendre ce qu’est la gratuité scolaire. Mais maintenant que Martineau a compris ce que c’est, de plus en plus de drouatistes se mettent soudainement à le comprendre…
« Est-ce que les gauchistes accepteraient un tel système basé sur l’excellence et la performance ? »
Ça pourrait froisser certaines élites -gau-gauchistes étatistes, surtout les élites syndicaleuses. Mais la plupart des vrais tenants de la gratuité n’ont aucun problème avec ça!
Les université doivent être élitiste et de ce que j’ai pu voir les évaluations semble avoir des critères objectifs.
Non, c’est la gauche qui n’a jamais compris. La gratuité scolaire en retour d’une sélection d’une extrême sévérité j’en parlait le printemps derniers.
C’est la gauche qui ne vient rien savoir de la sélection, voir ce qui est arrivé en 1974.
C’est normal qu’ils acceptent pas n’importe qui mais je serais étonné de voir un GND claquer des tonnes de frics pour conserver le côté CPE de l’université.
Même si les critères sont objectifs une organisation sur le long terme à tendance à se corrompre, même une entreprise respectable comme Google pourrait se planter un jour, en ajoutant des petits extra par exemple, le même principe que la démocratie en gros. Un petit truc à la fois.
Par contre les universités suédoises entretiennent une culture de compétition, alors d’un autre côté ça peu constituer un frein à ce problème, mais au Québec sans un changement de mentalité à 180 degrés je persiste à dire que ce n’est pas applicable.
Faudrait d’abord réussir à implanter la privatisation comme en Suède, ensuite je crois que des moyens de contingentement efficace pourrait se mettre en place, par des frais de scolarité en conséquence, par des bourses par le biais de fondations etc …
La gratuité existe déjà au Québec pour l’élite estudiantine (pour reprendre les mots de David). Tous les étudiants avec une Cote R de 33-35 (tout dépendant de l’université) n’ont à peu près aucun frais de scolarité à payer (bourse de 3,000 par année, renouvelable pour 3 ans).
J’avais reçu à peu près 37,000 en prêts et bourses pour faire ma maîtrise (30,000 en bourses, 7,000 en prêts). Ce n’est pas trop mal pour 1 an et demi de travail, sachant que les bourses ne sont pas imposables!
De toute façon, gratuité ou non, l’admission à l’université devrait toujours se faire sur la base du mérite. N’importe qui qui a déjà mis les pieds dans une université au Québec sait très bien que le 3/4 des étudiants n’ont pas d’affaires là.
C’est sur qu’au Québec on aime bien prendre certaine libertés avec les règles.
L’offre en places à l’université est limitée… on doit faire des choix pour limiter l’accès… cette limitation est faite par l’argent (USA) ou par le mérite académique (Suède, finlande)…
Personnellement, j’aime mieux un système gratuit qui ne laisse entrer que les étudiants sérieux et aptes à relever les défis…
Contrairement à ce qu’avance Bobjack, payer le « vrai prix » n’écartera pas les enfants rois pour la simple raison que la corrélation entre parents riches et enfants roi est relativement serrée… ce qui fait que les gosses de riches se retrouveraient sur les bancs universitaires peu importe les frais associés et entraineraient un nivellement par le bas… alors qu’une gratuité élitiste pourrait entraîner un nivellement par le haut en admettant que les élèves les plus brillants peu importe leurs revenus…
Au cours de mon cheminement universitaire j’ai eu affaire à des fils à papa qui avaient un gros char, un cellulaire (dans le temps où personne en avait), un ordinateur portable et plein de gadget pour épater la galerie mais qui n’avaient pas un gramme de cervelle pour passer au travers des programmes… des gars qui ont coulé et repris des sessions pour cause d’incompétence et de désintéressement… quand c’est papa qui paye ça a l’air qu’on s’en fiche…
Bref payer pour l’université ne ferait que créer une garderie pour fils de riches.
Quelqu’un a les chiffres de taux de fréquentation universitaire pour le Québec et la Suède ?
Effectivement, vous en aviez parlé auparavant. Concernant votre cas en particulier, j’ai merdé.
Aux USA la limitation se fait par le talent.
Une personne admise à Harvard avec des parents qui font moins de 60 000$/an: 0$ en frai de scolarité.
@Martin Bérubé
Au cégep je me souviens que si un tel nombre de cours était en échec c’était DEHORS.
Cette règle serait-elle disparue une fois à l’université ?
De toute manière mon point reste, s’ils payent le prix même si certains gosses de riche se faufiles il y aura diminution à coup sûr. De plus des riches au Québec on est loin d’en avoir à revendre …
Je suis bien d’accord avec toi que le système américain permet à tous d’aller à l’école avec le système de bourses avantageux pour les familles à faible revenus… et je trouve ça bien et chez nous aussi, les gens qui ont de bonnes notes et pas beaucoup d’argent reçoivent des bourses pour couvrir leurs frais d’étude mais le système permet également à des cancres bien nantis d’aller polluer les salles de cours…
Le système de prêt et bourse du MEQ a été modifié?
Dans mon temps les notes n’étaient JAMAIS considérées, tout ce qui comptait c’était le revenu des parents. Si t’étais un cancre mais que t’es parents étaient pauvre, t’étais boursier.
La quasi-totalité des bourses d’admission (versées par les universités, et non le MELS) sont allouées sur la base du dossier académique seulement (et non du revenu des parents).
Les prêts et bourses du MELS sont octroyées en fonction du revenu des parents.