Antagoniste


20 février 2013

Universités suédoises Économie Europe

Modèle SuédoisLes gauchistes aiment beaucoup dire qu’en Suède, l’université c’est gratuit.  C’est juste.  Par contre, ce qu’ils ne disent pas, c’est que les universités suédoises sont réservées à l’élite estudiantine.

Voici un résumé de ce qu’on retrouve sur le site Antagning, le portail des universités suédoises:

Tous les étudiants qui postulent pour un programme ou un cours sont mis en concurrence avec les autres étudiants pour obtenir une des places disponibles. Les places sont offertes en fonction de la « cote de mérite » des candidats.  La « cote de mérite » est calculée selon des critères propres à chaque université, qui classe ensuite les élèves pour déterminer qui sera admis. Meilleure est la « cote de mérite », meilleures sont les chances d’être admis dans un programme ou un cours.  La « cote de mérite » est calculée à partir des résultats académiques, mais les universités peuvent aussi considérer d’autres facteurs comme des expériences de travail ou des entrevues de sélection. Dans la majorité des programmes, il y a plus d’applications que de places disponibles.

À titre d’exemple, voici la grille d’évaluation de l’Université de Malmö.

Est-ce que les gauchistes accepteraient un tel système basé sur l’excellence et la performance ?

On peut en douter…  Voyez-vous, en 1974 le gouvernement de Robert Bourassa a mis en place un test d’aptitude aux études universitaires (TAEU).  La même année, les étudiants ont fait la grève, avec succès, pour réclamer le retrait de ces tests…

Pour les gauchistes, les universités sont comme les CPE.  Elles ne sont pas des lieux de haut savoir, mais des endroits qui servent à occuper et distraire des enfants en attendant qu’ils deviennent matures.

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20 février 2013

La mort du parti républicain En Chiffres États-Unis Hétu Watch

Même si Mitt Romney a eu 47,2% des votes lors de la dernière élection, même la chambre des représentants est à majorité républicaine avec 234 des 435 élus et même si 45 des 100 sénateurs sont républicains, l’évangile selon Richard Hétu annonce la mort du Grand Old Party

On pourrait en rire, mais utilisons plutôt l’occasion pour faire ce que Richard Hétu, un journaliste payé, ne fait pas, c’est-à-dire un travail de recherche (par opposition à un travail de traduction).

Quand on parle de politique américaine, on fait presque toujours référence à la scène fédérale, oubliant que ce qui se passe dans les États est souvent bien plus important pour les électeurs.  Un peu comme au Canada, les gouvernements provinciaux ont plus d’impact dans la vie des gens que le gouvernement fédéral.

La politique dans les États américains est bipartite, le parti républicain et démocrate monopolise la scène.  Dans presque tous les États, les électeurs doivent élire un gouverneur, une chambre des représentants et un sénat.  On dit qu’un gouvernement a une majorité absolue quand le gouverneur, la chambre des représentants et le sénat sont contrôlés par le même parti.

Depuis 1938, voici comment a évolué le nombre d’États avec des majorités absolues républicaines et démocrates:

Republicain USA

Non seulement le parti républicain n’est pas mort, mais avec ses 24 majorités absolues, il égale un record vieux de 60 ans !  Nous sommes très loin de la situation qui a prévalu dans les années 70, 80 et 90;  trois décennies avec moins de 10 majorités absolues pendant qu’il n’était pas rare de voir les démocrates en compter plus de 20.  Par contre, toujours du côté des démocrates, on peut voir un recul non négligeable à partir du milieu des années 90.

Voici ce qu’on obtient si on fait le rapport entre les majorités absolues républicaines et démocrates (plus l’indice est élevé, plus il y a de majorités républicaines par rapport aux majorités démocrates).

Republicain USA

Mort le parti républicain ?  Avouez qu’il y a de quoi rire !

Et pour ceux qui doutent de l’importance de la majorité absolue dans les États, sachez que c’est grâce à leur majorité que les républicains ont pu casser les reins des syndicats au Wisconsin et dans le Michigan !

Source:
National Conference of State Legislatures
Party Composition of State Legislatures


20 février 2013

Catastrophe écologique en Allemagne Économie Environnement Europe Gauchistan Revue de presse

Bloomberg BusinessWeek

German Green Energy Push Bites Hand That Feeds Economy
Bloomberg BusinessWeek

Worlee-Chemie GmbH, a family-owned company that has produced resins in the city of Hamburg for almost a century, is trying to escape the spiraling cost of Germany’s shift to renewable energy. A 47% increase on Jan. 1 in the fees grid operators set to fund wind and solar investments is driving the maker of paint ingredients to Turkey, where next month it will start making a new type of hardening agent at a factory near Istanbul.

The levy will cost Worlee 465,000 euros ($620,000), the equivalent of 10 full-time salaries, or one-third of the company’s tax bill. As German labor costs rise at the fastest pace in a decade, the price of weaning the country off nuclear energy by 2022 is crushing the so-called Mittelstand, the three million small and medium-sized businesses that account for about half of gross domestic product.

The extra charges are widening a gap between Germany and the rest of the world. The electricity cost for industry was 20% higher than the European Union average at the end of 2011. Germany now pays twice as much for energy as the U.S., partly because of cheaper shale gas there but also because of lower surcharges and taxes.

Les gauchistes ont toujours dit que les énergies vertes, c’était l’économie du futur. Aujourd’hui, on apprend que le coût associé aux énergies vertes pourrait contribuer à faire entrer l’Allemagne en récession…

Et pendant ce temps, les idéologues péquistes dépensent des milliards en éoliennes pour de l’électricité invendable…

Les énergies vertes, un autre piège à con des politiciens rendu possible en exploitant les émotions des électeurs.