Antagoniste


18 février 2013

Le sommet sur l’éducation: casser l’ASSÉ Gauchistan Québec

Gauche = ViolenceQue nous réserve le sommet sur l’éducation supérieure du PQ qui se déroulera la semaine prochaine ?

Selon moi, tout ce qui touche la question des frais de scolarité est déjà réglé et des promesses ont déjà été faites en retour des bons services rendus.  Les ententes sont déjà écrites et elles ont déjà été signées par la FEUQ et la FECQ si bien que lorsque le sommet débutera l’encre sera sèche depuis belle lurette.  Il y aura une indexation des frais de scolarité et en retour Martine Desjardins et Éliane Laberge vont obtenir un gel des frais afférents ou un machin du genre…  Le tout sera sans importance, car l’objectif du sommet ne sera pas de discuter du financement des universités.  Pour le PQ, la seule fonction de ce sommet sera de sauver la face au ministre Duchesne et pour la FEUQ/FECQ de consolider leur position comme fédérations étudiantes crédibles et légitimes.  Autrement dit, ce sommet aura comme principal objectif de casser l’ASSÉ.

Le PQ veut se débarrasser de l’ASSÉ, car il est impossible de négocier avec un chien enragé; la FEUQ et la FECQ veulent se débarrasser de l’ASSÉ pour éviter de voir leur membership être grevé par des communistes de salon.  Qui dit membership dit cotisation…

Le sommet sera donc une occasion en or pour le PQ et ses alliés politiques de casser l’ASSÉ.  Ce travail de sabotage sera subtil, les adultes autour de la table ne parleront pas de Jérémie Bédard-Wien et de ses carrés rouges.  On verra plutôt Martine Desjardins, Éliane Laberge, Pierre Duchesne et les syndicats s’échanger des sourires, se retourner des politesses, et dialoguer sur un ton bon enfant.  Le but de cette pièce de théâtre sera de montrer que la FEUQ et la FECQ sont responsables, capables d’influencer le gouvernement et de parvenir à une solution pouvant satisfaire leurs membres.  Autrement dit, d’un côté une aura des gens souriant avec un ministre et de l’autre des gens enragés avec qui il est impossible de négocier.

Au moment où le sommet prendra fin et que Martine Desjardins, Éliane Laberge, les syndicats et Pierre Duchesne s’échangeront des poignées de main, l’ASSÉ se retrouvera coincée.  Sans l’appui de la FEUQ et la FECQ, elle sera incapable de mobiliser une quantité significative d’étudiants pour déclancher un mouvement de grève, elle se retrouvera marginalisée et on pourrait même voir des étudiants délaisser l’ASSÉ au profit de la FEUQ et la FECQ, sachant que ces deux fédérations, bien qu’imparfaites, peuvent néanmoins obtenir des résultats concrets.

En se retirant du sommet sur l’éducation, l’ASSÉ s’est autopeluredebananisé…  L’ASSÉ a probablement sur-estimer sa capacité à mobiliser les étudiants, elle a sur-estimé sa capacité à s’attirer la sympathie du public et elle a surtout sous-estimé les conséquences de voir les deux autres fédérations à signer une entente dont elle serait exclue…  Ces trois erreurs pourraient reléguer cette association que l’on voyait toute puissante le printemps dernier au rang de quantité négligeable…

Et pendant que cette pièce de théâtre se déroulera sous nos yeux, aucune solution ne sera trouvée pour sortir les universités québécoises de leur marasme… Pour faire avancer leur cause, les politiciens s’assureront que le Québec continue de tourner en rond…


18 février 2013

Une histoire d’impôts… Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Partant du principe que ce sont les pauvres qui ne paient pas d’impôts, force est de constater que l’appauvrissement du Québec n’est pas un phénomène nouveau…

Impôt Québec

Depuis 1980, le nombre de contribuables non imposables a augmenté de 182,4% (croissance annuelle moyenne de 3,6%).  Durant la même période, le nombre de contribuables imposables a augmenté de 45,5% (croissance annuelle moyenne de 1,4%).  Vous avez bien lu, depuis 1980, le nombre de contribuables non imposables a augmenté 2,6 fois plus rapidement que le nombre de contribuables imposables ! Une économie qui produit des contribuables non imposables 2,6 fois plus rapidement que des contribuables imposables, voilà l’ampleur de l’échec du modèle québécois.

Pour comprendre à quel point cette situation peut pervertir le processus démocratique, voici comment se répartissent les contribuables non imposables dans les différentes tranches de revenus (remarquez au passage que les prétentions gauchistes voulant que les riches ne payent pas d’impôts relèvent de la légende urbaine)

Impôts Québec

Pour la gauche, la « création » de contribuables non imposables est devenue un gigantesque système de pot-de-vin.

Un contribuable non imposable est un électeur qui sera moins sensible aux arguments de la droite.  Il ne sera pas séduit par les promesses de baisses d’impôts et de réduction de la taille du gouvernement, puisqu’il ne paye pas d’impôts et qu’il profite probablement de la présence d’un gros gouvernement pour le chouchouter.  Autrement dit, un contribuable non imposable aura tout intérêt à voter pour un parti de gauche qui lui promettra d’augmenter les impôts des autres pour lui payer des services…

Au Québec, la proportion de contribuables non imposables avoisine 40%.  Des électeurs qui naturellement ne sont pas disponibles pour les partis plus à droite…  Et quand un parti de gauche peut fédérer les électeurs qui ne payent pas d’impôts et que les payeurs d’impôts sont divisés dans plusieurs partis, c’est le pouvoir jusqu’à la fin de vos jours…  J’imagine que quelqu’un au PQ a dû faire ce calcul…

Sources:
Ministère des finances du Québec
Statistiques fiscales des particuliers


18 février 2013

Le modèle français Économie France Gauchistan Revue de presse

Le Figaro

Ayrault signe la fin de l’objectif des 3% de déficit
Le Figaro

Le premier ministre reconnait que la France ne tiendra pas son engagement de réduction du défciit public: «Nous ne serons pas à 3%» du PIB en 2013. Mais l’objectif de zéro déficit à la fin du quinquennat est maintenu.

Les esprits avaient été préparés. Alors que plusieurs ministres avaient émis des doutes sur la capacité de la France à respecter la cible des 3% de déficits en 2013, Jean-Marc Ayrault a assumé la révision des objectifs de la France en matière de croissance et de réduction du déficit. Invité mercredi soir de France 3, le premier ministre a admis que la France ne serait «pas exactement aux 3 % [de déficit] en 2013». «Nous n’en serons pas très loin». En cause, la croissance «plus faible» aujourd’hui «en France, en Europe et dans le monde», a-t-il énuméré comme pour se dédouaner. Le premier ministre ne s’est pas risqué à évoquer de nouveaux chiffres. Il en dira plus «en avril» lorsqu’il présentera au Parlement ses objectifs de déficit.

François Hollande avait lui-même laissé entendre mardi que l’objectif d’une croissance de 0,8% cette année ne serait pas atteint. La Commission européenne a toutefois estimé hier qu’un délai peut être accordé en cas de dérapage de la croissance, à condition que le pays concerné ne relâche pas ses efforts budgétaires.

Les gouvernements socialistes fraîchement élus en France et au Québec avaient comme projet de voler les riches. Ils ont dû reculer. Aujourd’hui, les socialistes français reculent sur les mesures assainissement des finances publiques, je ne serais pas surpris de voir leurs cousins québécois en faire tout autant…