Cette semaine, les médias nous ont présenté le successeur de Gabriel Nadeau-Dubois comme « porte-parole » de l’ASSÉ /CLASSE, j’ai nommé Jérémie Bédard-Wien.

Petite trouvaille intéressante de ma part… Cet automne, Jérémie Bédard-Wien était interviewé par un organisme belge de passage en Belgique (oui, la Belgique) pour parler de l’ASSÉ/CLASSE.  Voici comment ce dernier définit le mandat démocratique de l’organisation étudiante…

Selon Jérémie Bédard-Wien, le rôle de l’ASSÉ/CLASSE n’est pas de représenter tous ses membres, mais de représenter uniquement ceux qui partagent son idéologie, belle conception de la démocratie…

Quand une association dit ouvertement qu’elle désire représenter uniquement que les étudiants de gauche, est-ce que ça veut dire que dans les assemblées organisées par cette association, lors des votes à main levée, le vote d’une personne est uniquement comptabilisé si celle-ci « vote du bon bord » ?

Donc, si on résume, le cadre légal fait en sorte que des étudiants peuvent être obligés d’être membre l’ASSÉ/CLASSE et de verser une cotisation. En retour, cette association, qui accepte la cotisation, dit sans gêne que si les opinions de certains étudiants ne sont pas enlignées sur celles du bureau central, l’ASSÉ ne sera pas tenue de les représenter ! « No taxation without representation » comme dirait l’autre !

Je vous invite à regarder la vidéo au complet. On y apprend que Jérémie Bédard-Wien était « peut-être pas » sur un pont, que les professeurs ont donné des cours bidons à Laurent Proulx quand il a gagné son injonction, que la condamnation de la violence par la CLASSE était une simple stratégie de négociation, que les syndicats peuvent être stupides et qu’il n’y aura aucune concertation avec le PQ…

Je vous invite aussi à regarder les vidéos de Jérémie Bédard-Wien, mais à Londres cette fois-ci. Très instructif et rigolo, à l’époque Jérémie Bédard-Wien pensait avoir gagné sa révolution en imposant l’agenda de la CLASSE au PQ: ici et ici (en passant, tout un globe-trotteur ce porte-parole…)

Autre fait intéressant, Jérémie Bédard-Wien semble être un habitué de la chaîne « Russia Today » (ici, ici et ici), un réseau d’information/propagande financé par le gouvernement de Vladimir Putin et les amis du régime.

Avouez qu’il est ironique de voir un gauchiste raconter, dans un média contrôlé par le Kremlin, que le Québec est devenu un régime autoritaire et qu’il ne faut pas exploiter les gaz de schiste

L’ASSÉ doit avoir comme philosophie « l’ennemie de mon ennemie est mon ami ». Décidément, le ridicule ne tue pas…