Antagoniste


6 février 2013

Écoles suédoises Économie Europe

Modèle SuédoisLa semaine dernière, notre petite famille québécoise nouvellement débarquée à Stockholm a négocié son contrat d’électricité, mais ce n’est pas tout, elle devra également magasiner une école pour les enfants.  En Suède, contrairement au Québec, le marché de l’éducation a lui aussi été libéralisé.  Concrètement, cela signifie que le gouvernement suédois alloue aux familles une somme d’environ 10 000$ par enfants qui peut être utilisée pour inscrire celui-ci dans une école qui sera choisie par les parents.

Ce système de bon d’éducation (voucher) signifie aussi que des écoles, aussi bien privées que publiques, doivent compétitionner entre elles pour attirer des élèves. Depuis la mise en place de ce système, les écoles privées foisonnent; en Suède, se trouver une école c’est un peu comme se magasiner un cellulaire !  Écoles internationales, école spécialisée dans le sport, la danse, la musique, ou les langues, ce ne sont pas les choix qui manquent quand le consommateur est roi !

Pour reperdre les propos de Per Unckel, le ministre de l’Éducation responsable de cette réforme: « l’éducation est si importante que vous ne pouvez tout simplement pas la laisser à un seul fournisseur. Parce que nous savons que les monopoles ne peuvent répondre à toutes les demandes ».

Un de ces choix est le réseau des écoles Kunskapsskolan. Ces écoles, au nombre de 33 en Suède, misent sur un apprentissage personnalisé via des services en ligne. Kunskapsskolan a aussi ouvert des écoles en Inde, au Royaume-Uni et aux États-Unis.  En 2011, leurs revenus se sont élevés à 125 millions de dollars.  Vous pourrez aussi faire affaire avec Vittra Utbildning, le plus gros réseau d’école privé en Suède, détenu par Bure Equity, un fonds côté en bourse.

En bref, si vous ne voulez pas passer pour un con en Suède, il est recommandé de ne pas organiser de manifestation contre la marchandisation de l’éducation…

Si un tel système est possible en Suède, pourquoi pas au Québec ?

H/T: derteilzeitberliner

À lire aussi:


6 février 2013

La progression scandinave et la régression américaine… Économie En Chiffres États-Unis Europe

Puisque tout le monde aime parler modèle scandinave…

Socialisme

Depuis le début des années 2000, les États-Unis régressent vers le socialisme alors que les pays scandinaves progressent vers le libéralisme; d’ici deux ans, tous les pays scandinaves seront probablement plus capitalistes que les États-Unis.

Il n’est pas étonnant de constater que les pays scandinaves ont beaucoup mieux résisté à la crise que les Américains…

Source:
Fraser Institute
Economic Freedom of the World 2012 Annual Report


6 février 2013

Liberté États-Unis Philosophie Revue de presse

The Washington Post

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Americans to Washington: Don’t tread on me
The Washington Post

Americans have a very special message for the federal government: Don’t tread on me.

That’s the takeaway from a new poll from the Pew Research Center in which, for the first time in at least the last two decades, a majority of Americans say Washington actually poses a threat to their “personal rights and freedoms.”

And it’s not just tea party supporters, Republicans and gun owners.Nearly two-fifths of Democrats (38 percent) say the government is a threat to them personally, as do 45 percent of non-gun owners.

Overall, the percentage of Americans who view the federal government as a threat has increased from 36 percent in May 1995 to 53 percent today. It rose late in the 1990s and then dropped again after 9/11, down to 30 percent.

Today, most Americans now feel at least somewhat scared of what the government could do to them, and 31 percent see Washington as a “major threat.”

Les médias aiment bien dire que le Tea Party est mort. Ce qu’ils ne disent pas par contre c’est que l’idéal porté par le Tea Party est plus vivant que jamais.