Cette semaine, Statistique Canada a publié une analyse montrant que depuis 1982, les écarts entre les riches et les pauvres avaient substantiellement augmenté, principalement parce que les revenus du 1% supérieur ont augmenté pendant que les revenus du 99% inférieur ont stagné.

La gaugauche s’est empressée de conclure que le 1% s’est enrichi aux dépens du 99%. Ce genre d’interprétation, « les riches s’enrichissent pendant que les pauvres s’appauvrissent », est une légende urbaine qui est fermement ancrée dans la psyché des gauchistes.  Pour beaucoup de gauchistes, une augmentation des écarts de richesses implique nécessairement un appauvrissement du reste de la population, les gauchistes étant incapables de concevoir que si les riches s’enrichissent, les pauvres aussi peuvent s’enrichir.

Pour s’en convaincre, comparons les États-Unis au Canada en utilisant la même grille d’analyse que Statistique Canada:

Écarts de Richesses

Comme on peut le voir sur ce graphique, quand le 1% supérieur s’enrichit, le 99% inférieur s’enrichit aussi.  Inversement, quand le 1% supérieur s’appauvrit, le 99% inférieur s’appauvrit aussi.  Cette relation est particulièrement évidente pour les États-Unis.  Cette observation est en contradiction directe avec le dogme gauchiste voulant que « les riches s’enrichissent pendant que les pauvres s’appauvrissent ».

Autre observation intéressante chez les Américains, c’est au moment où les écarts de richesses augmentaient le plus que le 99% inférieur ont le plus augmenté leurs revenus.  Encore une fois, cette observation est en contradiction directe avec le dogme gauchiste voulant qu’une augmentation des écarts de richesses implique nécessairement un appauvrissement du reste de la population. En fait, il semble que le revenu des riches tire celui des plus pauvres vers le haut.

Écarts de Richesses

De 1982 à 2010, les écarts de richesses ont augmenté 2 fois plus rapidement qu’au Canada.  Pourtant, durant cette période, c’est aux États-Unis que le 99% inférieur s’est le plus enrichi: 10,3% vs. 9,9%.

De plus, il faut aussi considérer qu’en 2008, les États-Unis ont été durement frappés par une récession qui a relativement épargné le Canada.  Si on analyse la période pré-récession, voici ce qu’on obtient:

Écart de Richesses

Encore une fois, le 99% inférieur c’est le plus enrichi (24,9% vs. 9,1%) aux États-Unis même si c’est dans ce pays que les écarts de richesses ont le plus augmenté (153,9% vs. 79,7%).

Conclusion: Ce n’est pas parce que les riches s’enrichissent que les pauvres s’appauvrissent. Au pays de l’oncle Sam, même si les écarts de richesses ont augmenté, les pauvres se sont plus enrichis qu’au Canada même si ici cet écart s’est moins creusé.

Désormais, quand vous entendrez la gauche raconter que « les riches s’enrichissent pendant que les pauvres s’appauvrissent » ou encore qu’une augmentation des écarts de richesses implique nécessairement un appauvrissement du reste de la population, vous saurez quoi répondre pour déconstruire ces légendes urbaines.

Le choix entre la droite et la gauche est le suivant: la droite propose de vivre inégalement dans la richesse, la gauche propose de vivre également dans la pauvreté.  Moi je préfère la droite.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 204-0001 & 326-0021

University of California Berkeley
Income and Wealth Inequality.(Tables and Figures Updated to 2011 in Excel format, January 2013)