Modèle SuédoisPrenons le cas d’une petite famille québécoise, lasse d’être maternée par un gouvernement toujours plus gros, qui décide de déménager à Stockholm. L’une des premières choses que cette petite famille devra faire avant d’emménager dans sa nouvelle demeure est de négocier son contrat d’électricité !  Car voyez-vous, contrairement au Québec, le marché de l’électricité en Suède n’est pas un monopole étatique, mais un marché libre, qui est ouvert à la compétition, même celle des pays étrangers !

Avec la compétition arrivent les choix; lors de la négociation d’un contrat, le consommateur est roi!  Il peut choisir de prendre le risque d’un tarif ouvert, qui varie quotidiennement selon l’offre et la demande ou la sécurité d’un tarif fixe.  On va même jusqu’à lui donner le choix du moyen de production: si nous avons affaire à une famille de hippies, elle pourra acheter de l’éolien, il y a des compagnies pour ça.  Tout comme il y a des compagnies qui se spécialisent dans le nucléaire ou l’hydroélectricité.

Concrètement, pour une famille typique qui décide de signer un contrat d’un an avec un tarif fixe.  Elle pourrait signer avec E.ON, une compagnie allemande, qui exploite des centrales hydrauliques et nucléaires, pour 3900$/an*.  Elle pourrait aussi jeter son dévolu sur Kalmar Energi, une petite entreprise suédoise spécialisée dans l’hydroélectricité, la biomasse et l’éolien pour 4250$/an*.  Les plus verdoyants pourront choisir les services de NordicGreen, une compagnie norvégienne qui ne fait que de l’éolien, pour 4330$/an*.

Imaginez, avec un tel système, les consommateurs n’auraient pas à payer pour les mauvaises prédictions d’Hydro-Québec et les gens seraient libres de souscrire aux folies éoliennes de Martine Ouellet.

Si la libéralisation du marché de l’électricité est possible en Suède, pourquoi serait-elle impossible au Québec ?  A-t-on peur de redonner au consommateur le pouvoir de choisir ?

*Prix estimé, avec taxes.

H/T: derteilzeitberliner

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