Antagoniste


30 janvier 2013

Électricité suédoise Économie Europe

Modèle SuédoisPrenons le cas d’une petite famille québécoise, lasse d’être maternée par un gouvernement toujours plus gros, qui décide de déménager à Stockholm. L’une des premières choses que cette petite famille devra faire avant d’emménager dans sa nouvelle demeure est de négocier son contrat d’électricité !  Car voyez-vous, contrairement au Québec, le marché de l’électricité en Suède n’est pas un monopole étatique, mais un marché libre, qui est ouvert à la compétition, même celle des pays étrangers !

Avec la compétition arrivent les choix; lors de la négociation d’un contrat, le consommateur est roi!  Il peut choisir de prendre le risque d’un tarif ouvert, qui varie quotidiennement selon l’offre et la demande ou la sécurité d’un tarif fixe.  On va même jusqu’à lui donner le choix du moyen de production: si nous avons affaire à une famille de hippies, elle pourra acheter de l’éolien, il y a des compagnies pour ça.  Tout comme il y a des compagnies qui se spécialisent dans le nucléaire ou l’hydroélectricité.

Concrètement, pour une famille typique qui décide de signer un contrat d’un an avec un tarif fixe.  Elle pourrait signer avec E.ON, une compagnie allemande, qui exploite des centrales hydrauliques et nucléaires, pour 3900$/an*.  Elle pourrait aussi jeter son dévolu sur Kalmar Energi, une petite entreprise suédoise spécialisée dans l’hydroélectricité, la biomasse et l’éolien pour 4250$/an*.  Les plus verdoyants pourront choisir les services de NordicGreen, une compagnie norvégienne qui ne fait que de l’éolien, pour 4330$/an*.

Imaginez, avec un tel système, les consommateurs n’auraient pas à payer pour les mauvaises prédictions d’Hydro-Québec et les gens seraient libres de souscrire aux folies éoliennes de Martine Ouellet.

Si la libéralisation du marché de l’électricité est possible en Suède, pourquoi serait-elle impossible au Québec ?  A-t-on peur de redonner au consommateur le pouvoir de choisir ?

*Prix estimé, avec taxes.

H/T: derteilzeitberliner

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30 janvier 2013

Les légendes urbaines du 1% Canada Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan

Cette semaine, Statistique Canada a publié une analyse montrant que depuis 1982, les écarts entre les riches et les pauvres avaient substantiellement augmenté, principalement parce que les revenus du 1% supérieur ont augmenté pendant que les revenus du 99% inférieur ont stagné.

La gaugauche s’est empressée de conclure que le 1% s’est enrichi aux dépens du 99%. Ce genre d’interprétation, « les riches s’enrichissent pendant que les pauvres s’appauvrissent », est une légende urbaine qui est fermement ancrée dans la psyché des gauchistes.  Pour beaucoup de gauchistes, une augmentation des écarts de richesses implique nécessairement un appauvrissement du reste de la population, les gauchistes étant incapables de concevoir que si les riches s’enrichissent, les pauvres aussi peuvent s’enrichir.

Pour s’en convaincre, comparons les États-Unis au Canada en utilisant la même grille d’analyse que Statistique Canada:

Écarts de Richesses

Comme on peut le voir sur ce graphique, quand le 1% supérieur s’enrichit, le 99% inférieur s’enrichit aussi.  Inversement, quand le 1% supérieur s’appauvrit, le 99% inférieur s’appauvrit aussi.  Cette relation est particulièrement évidente pour les États-Unis.  Cette observation est en contradiction directe avec le dogme gauchiste voulant que « les riches s’enrichissent pendant que les pauvres s’appauvrissent ».

Autre observation intéressante chez les Américains, c’est au moment où les écarts de richesses augmentaient le plus que le 99% inférieur ont le plus augmenté leurs revenus.  Encore une fois, cette observation est en contradiction directe avec le dogme gauchiste voulant qu’une augmentation des écarts de richesses implique nécessairement un appauvrissement du reste de la population. En fait, il semble que le revenu des riches tire celui des plus pauvres vers le haut.

Écarts de Richesses

De 1982 à 2010, les écarts de richesses ont augmenté 2 fois plus rapidement qu’au Canada.  Pourtant, durant cette période, c’est aux États-Unis que le 99% inférieur s’est le plus enrichi: 10,3% vs. 9,9%.

De plus, il faut aussi considérer qu’en 2008, les États-Unis ont été durement frappés par une récession qui a relativement épargné le Canada.  Si on analyse la période pré-récession, voici ce qu’on obtient:

Écart de Richesses

Encore une fois, le 99% inférieur c’est le plus enrichi (24,9% vs. 9,1%) aux États-Unis même si c’est dans ce pays que les écarts de richesses ont le plus augmenté (153,9% vs. 79,7%).

Conclusion: Ce n’est pas parce que les riches s’enrichissent que les pauvres s’appauvrissent. Au pays de l’oncle Sam, même si les écarts de richesses ont augmenté, les pauvres se sont plus enrichis qu’au Canada même si ici cet écart s’est moins creusé.

Désormais, quand vous entendrez la gauche raconter que « les riches s’enrichissent pendant que les pauvres s’appauvrissent » ou encore qu’une augmentation des écarts de richesses implique nécessairement un appauvrissement du reste de la population, vous saurez quoi répondre pour déconstruire ces légendes urbaines.

Le choix entre la droite et la gauche est le suivant: la droite propose de vivre inégalement dans la richesse, la gauche propose de vivre également dans la pauvreté.  Moi je préfère la droite.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 204-0001 & 326-0021

University of California Berkeley
Income and Wealth Inequality.(Tables and Figures Updated to 2011 in Excel format, January 2013)


30 janvier 2013

Autres pays, autre moeurs… Économie États-Unis Revue de presse

Star Tribune

North Dakota struggles to cope with its oil-boom prosperity
Star Tribune

[Peoples] of the world are flocking to North Dakota in droves, modern frontiersmen transforming this recently dying flyover land into the fastest-growing state in the nation, according to the Census Bureau. Storefront signs scream « now hiring. » Pickups and semis jam long stretches of two-lane highways. Backhoes claw the ground even in frozen January. Recreational vehicles occupy former farm fields next to row upon row of box-like modular living pods.

In Williston, the epicenter of the growth, the local hospital opened a new birthing center, workers are building a giant new rec center and students are overflowing in a school that once sat empty. Civic leaders have been approving building permits and hiring police and teachers and nearly every kind of government worker.

Twelve years ago, Williston’s population stood at a little more than 12,500 people. Now, officials there estimate the town services 38,000. They expect it could hit 50,000 by 2017.

Gordon Weyrauch, manager of Williston Home & Lumber, said it’s hard to keep good employees even at $16 an hour: « Seems like when you get somebody that’s really good, there’s always another company stealing them away. » A sign outside the local Wal-Mart advertises starting wages of $17 an hour.

Dans le Dakota du Nord, à cause de l’exploitation du pétrole de schiste, les gens doivent composer avec un boom économique et des emplois à 17$ de l’heure au Wal-Mart…

À Gaspé, à cause du refus d’exploiter le pétrole de schiste, les gens doivent composer avec une réforme de l’assurance-chômage et l’absence de Wal-Mart…

Gérer la croissance me semble plus porteur d’avenir que de gérer la décroissance…