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Voici une série de billets qui sera consacrée au déclin économique du Québec. Toutes les semaines, deux indicateurs économiques seront juxtaposés, histoire de voir dans quelle direction le Québec évolue…
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Voici le poids relatif du Québec dans la fédération canadienne en ce qui a trait aux investissements privés et à la population:

Premier constat: la proportion d’investissements privés au Québec a toujours été inférieure à notre poids démographique i.e. l’économie du Québec n’a jamais roulé à son plein potentiel; les Québécois ont toujours accusé un retard sur les autres Canadiens. En 2012, le Québec a attiré 16,3% des investissements privés alors que notre population représente 23,1% de la population totale du Canada.
Second constat: si au milieu des années 2000 l’investissement privé québécois a eu un léger regain de vie, en aucun moment, l’on ne peut observer une tendance soutenue indiquant que le Québec effectue du rattrapage.
Troisième constat: De 1991 à 2012, le poids démographique du Québec dans le Canada a reculé de 8,4%. Durant la même période, le poids des investissements privés du Québec dans le Canada a reculé de 18,0% i.e. un déclin tranquille.
Quatrième constat: si la valeur des investissements privés au Québec en 2012 était proportionnelle à notre poids démographique, l’économie de la province serait plus riche de 20,8 milliards de dollars !
Questions aux gauchistes: pouvez-vous m’indiquer sur ce graphique qu’elles sont les périodes montrant que le modèle québécois fonctionne et pourquoi notre province est boudée par le secteur privé?
Source:

Tableau 032-0002
À lire aussi:
- Le déclin tranquille (I): le produit intérieur brut
- Le déclin tranquille (II): les fonfons
- Le déclin tranquille (III): revenu personnel disponible
- Le déclin tranquille (IV): les riches
- Le déclin tranquille (V): l’assurance-emploi
- Le déclin tranquille (VI): la juste part des québécois
- Le déclin tranquille (VII): les entrepreneurs québécois
- Le déclin tranquille (VIII): le travail des québécois
- Le déclin tranquille (IX): le mur démographique




















Créer de la richesse avant de la distribuer. La RICHESSE n’est pas créée par la société. Ce que l’on croit chez nous. Or, la richesse est le résultat de l’accumulation de CAPITAL. Le capital, comme la concentration de un million de dollars par exemple. Plus rare, la chose sur la terre entre les mains d’une seule personne, que tout ce qu’on puisse imaginer. L’utilisation à bon escient de cette ressource, c’est à dire sa mise en jeu avec risque de la perdre, voilà ce qui crée la richesse et la société n’y est pour rien sauf pour fournir les consommateurs et pourvoir la main d’œuvre. Robinson sur son île défrichera un champ et y fera pousser du mais. Il se construira une hutte. Il créera du capital. Et s’il devait débarquer sur cette île une demi douzaine de pirogues pleines d’indigènes venues de l’île voisine, cette « société » aurait elle le droit de l’évincer et de se partager entre eux le fruit de son labeur? Et s’ils le font, ils vont tous se régaler d’épis une fois et après, le champ sera laisser en friche. C’est la société qui crée la richesse? Aller dire ça aux Haitiens. Et à tous ces états nation sur la terre qui sont des échecs. On en est pas là, tout de même. Mais on pourrait faire tellement mieux. Il suffirait de vouloir. Mais voilà, on veut pas. Et on vote massivement à gauche. Et on rêve encore d’un improbable pays alors qu’on en a déjà un. C’est notre attitude collective qu’il faut changer et ce n’est malheureusement pas à la vieille d’arriver.
Si tu en veux une bonne la voici : http://t.actualites.ca.msn.com/grands-titres/qu%c3%a9bec-veut-cr%c3%a9er-une-nouvelle-g%c3%a9n%c3%a9ration-de-m%c3%a9c%c3%a8nes-1
Pauline recherche des mécènes pour la culture. Tellement plus prioritaire que rechercher des investisseurs… !
Je suis en train de lire « La Grève » d’Ayn Rand et les points mis en relief dans votre article y ressemblent…
Le déclin du Québec est-il volontaire de la part des entrepreneurs ou est-il le résultat d’une bête étatique trop envahissante et tentaculaire au point où elle décourge tout investissement?
Est-ce un début?
Je peux te parler de ma situation personnelle. Je viens de sortir de l’université, je me suis forcer le cul à faire des cours privés pour en connaître davantage et j’avais le goût de me lancer en affaire, plus le temps avance, moins j’ai le goût de travailler. À quoi bon de travailler si je peux à peine épargner, car le gouvernement me prend tout? À quoi bon investir si je prends un risque de perdre et que si je fais un profit, celui-ci est taxé, mais que le rendement après impôt est souvent inférieur à l’inflation réelle? Je suis aussi bien de ne pas risqué mon argent et de le conserver de façon sure. Mais si il y a de l’inflation, mes économies perdront de la valeur… résultat, j’achète de l’or en attendant de pouvoir me payer un actif tangible comme un immeuble. Ce n’est pas très productif comme « investissement ». J’entends régulièrement des gens dire qu’ils retirent leur argent des marchés financiers, car ils n’ont plus confiance depuis la débâcle de 2008, donc ils stationnent leur argent dans des dépôts à termes ou dans des obligations du gouvernement. Les obligations du gouvernement, ce n’est pas très productif non plus… Tout est là pour favoriser l’endettement au détriment de l’investissement (taux d’intérêts trop bas) et ça ce n’est pas bon pour l’économie.
Ma plus grande phobie si j’étais entrepreneur, ça serait de ne pas me conformer à une loi que je ne connaissais pas et que cela m’engendre des coûts plus élevés que prévus.
Je peux comprendre que les gens hésitent à investir au Québec. C’est ce que je fais moi-même pour mettre mon capital à l’abri des délires gouvernementaux.
Il y a ici un lien à faire, je crois, avec le vieillissement de la population québécoise: à un âge plus avancé, on recherche des « placements » plus sûrs, on prendra moins de risque. Il y a donc depuis quelques années (et ça continuera encore pour un certain temps) un transfert vers des placements plus sûrs, voire vers le bas de laine… En tout cas, ce vieillissement (relatif) n’ira probablement pas dans le sens de favoriser un accroissement des investissements privés.
Cependant, avec l’économie du savoir, les investissements en « capital » ne sont plus une très bonne mesure de notre capacité de produire des biens et services, donc d’augmenter notre richesse. Cela vous prendra moins de capital à investir (comme vous le mesurez ici) pour créer des Softimage que pour des usines d’assemblage automobile…