Modèle SuédoisÀ Stockholm, la capitale de la Suède, le transport en commun est la responsabilité de la Storstockholms Lokaltrafik, un organisme public qui relève du conseil de ville.  Jusque-là rien de très spectaculaire, c’est un peu comme la relation entre la STM et la ville de Montréal…  Mais contrairement à la STM, la Storstockholms Lokaltrafik n’offre pas directement de service de transport, elle ne fait que gérer des contrats de sous-traitance !

Quelques exemples…

Le métro de Stockholm est opéré par la firme MTR, une compagnie hongkongaise inscrite en bourse qui est spécialisée dans la gestion des métros.  En 2009, MTR a gagné un appel d’offres pour gérer le métro de Stockholm pour les huit prochaines années.

Une partie du service d’autobus est fourni par la firme Arriva, une compagnie britannique appartenant à des intérêts allemands qui est spécialisée dans l’administration du transport en commun.

Une autre partie du service d’autobus est donné par Keolis, une compagnie française, elle aussi spécialisée dans l’administration du transport en commun.  Fait intéressant, la Caisse de dépôt et placement du Québec est l’un des principaux actionnaires de cette compagnie.

Le service d’autobus est aussi défrayé par Nobina Sverige, une compagnie privée suédoise qui est l’une des plus grosses en Europe pour ce qui est du transport en commun.

Fait intéressant, chaque compagnie d’autobus est libre d’utiliser le modèle de véhicule de son choix en fonction des besoins de sa clientèle.

Maintenant, essayez d’imaginer la même chose à Montréal…  Un métro opéré par une compagnie de Hong Kong et des circuits d’autobus desservit par des entreprises venant des 4 coins de la planète… Si Stockholm a pu privatiser son transport en commun via la sous-traitance, pourquoi pas Montréal?

En 2012, la dette de la STM s’élevait à 170% de ses revenus totaux…

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