TartisteQuand le gouvernement fédéral a annoncé que les droits d’auteurs des artistes n’allaient pas s’appliquer aux œuvres utilisées comme matériel pédagogique dans les écoles primaires et secondaires, j’étais convaincu que les artistes et les carrés rouges du PQ allaient sauter de joie. En refusant d’appliquer le droit d’auteur dans les écoles, on reconnaissait que l’éducation n’était pas un bien comme les autres, à savoir qu’il serait immoral de voir une petite minorité d’entrepreneurs privés (les artistes) s’enrichir sur le dos d’enfants qui ne désirent qu’apprendre !

Après tout, la culture et l’éducation sont des biens communs qui sont essentiels à l’épanouissement de notre nation; comment peut-on tolérer que ces deux biens communs soient traités comme de vulgaires biens de consommation qui sont soumis aux lois du marché ?  D’autant plus que les artistes étant déjà subventionnés avec l’argent de nos taxes, il est normal que le fruit de leur travail appartienne au peuple et à ses institutions scolaires.  La société civile devrait considérer qu’il est inadmissible que le secteur privé puisse faire de l’argent lorsqu’un service essentiel (l’éducation) est rendu à la population en utilisant quelque chose qui appartient à tous les Québécois (la culture).

Hé bien non…  Il semble que certaines exceptions s’appliquent au droit de marchandisation de l’éducation puisque la semaine dernière le PQ a annoncé qu’en réaction à la nouvelle loi fédérale sur les droits d’auteur, le gouvernement allait dépenser quelques millions pour compenser les artistes qui voient leurs oeuvres être utilisées dans les écoles…  Comme par magie, les artistes et les carrés rouges ont soudainement découvert  les avantages de…  la propriété privée !